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[CÔTÉ COPILOTE] "Mais qu'est-ce qui se passe dans cet habitacle ?"

Durant l'intersaison, inforallye.ch se penche sur le siège de droite et part à la rencontre de plusieurs navigateurs helvétiques. Aujourd'hui, c'est Quentin Marchand qui a répondu à nos questions. Le jurassien écume les courses automobiles depuis passablement de temps. Il revient pour nous sur ses débuts grâce à une rencontre militaire et ses futurs projets en 2018.

Et si vous aussi vous souhaitez devenir navigateur en rallye, nous vous conseillons fortement de réserver la date du samedi 10 mars 2018. Ce jour-là aura lieu le Cours de Navigateurs qui sera déroulera à Gollion. Vous y apprendrez tous les rouages du métier de copilote. Toutes les informations nécessaires et formulaire d'inscription sur la page spéciale Cours Navigateurs.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
Je suis à 35 rallyes.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Depuis que je suis le rallye (depuis tout petit), je me posais cette question "mais qu'est ce qui se passe dans cet habitacle?". A l'armée, j'ai fait la connaissance d'un certain Cédric Althaus et de fil en aiguille, je me suis retrouvé dans le baquet de droite d'une Clio N3. Je ne me suis jamais posé la question du pourquoi, je me sens plus destiné à monter dans ce baquet-là, je m'y sens bien.

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle de copilote ?
L'osmose, l'alchimie, le déclic... je ne sais pas comment le décrire. Lorsque tu envoies les notes, le moment où ce que tu dis et ce que le pilote fait, ne font plus qu'un. Quand tu arrives à ça, tu le sens et c'est le pied! Donc le plus intéressant dans le rôle de copilote est un ensemble. Mettre tout en œuvre pour y arriver, de la préparation du rallye jusqu'à l'instant où tu es en spéciale et que ce déclic se fait.

Est-ce qu'il y a des côtés négatifs dans le rôle de navigateur ?
Oui et non... Le travail de copilote se fait dans "l'ombre", on n'est moins sur le devant de la scène, mais on reçoit la reconnaissance de la part du pilote et du staff. Dans la pratique, mettre ses notes au propre n'est pas le travail le plus gratifiant, mais on sait qu'on le fait pour aller plus vite en spéciale. Parfois un peu plus de stress que le pilote à cause du timing à gérer, mais de mon côté le stress me stimule positivement. Au final tout est intéressant. Quand on fait son boulot avec passion, on ne voit pas vraiment de côté négatif, mais plutôt des choses à améliorer.

Un jour derrière le volant ?
J'ai déjà effectué deux rallyes au volant, trois courses de côte et une vingtaine de slaloms. Je vais retourner derrière le volant pour participer à nouveau à un ou plusieurs rallyes, car ça me démange, mais sans grande ambition. Je ne sais pas encore quand ce sera ni pour quelle compétition, mais c'est en projet. 

Tes projets 2018 sont déjà quelque peu défini (pilote, voiture, épreuve)?
Ce qui est esquissé est de repartir avec Cyrille Crevoiserat, normalement dans la Fiesta R2T que l'on roulait au Rallye International du Valais 2017. Le programme devrait être tout d'abord un rallye de préparation en France, puis bien sûr le Critérium, ensuite le Chablais et le Valais. Pour le reste de la saison, je vais peut-être faire un peu d'intérim, à voir les disponibilités et les propositions... 

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[CÔTÉ COPILOTE] "J'ai fait copilote à la demande de Seb, sans ambitions"

Cette saison, Sébastien Carron a remporté son troisième titre national après ceux de 2014 et 2016. Cette saison, le baquet de droite du triple champion a été partagé par deux français, Vincent Landais et Jérôme Degout. Avant cela, c'est un homme qui a été le pendant de Sébastien, un certain Lucien Revaz qui a pris quelques minutes pour répondre à nos questions. Il revient sur son parcours, ses joies de partager l'habitacle d'une voiture de rallye et nous explique pourquoi le cours de copilote est pour ainsi dire essentiel à toute personne souhaitant se lancer dans le grand bain. Les inscriptions à ce cours sont ouvertes dès à présent sur la page spéciale ASN.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai fait à ce jour 46 rallyes, avec 9 abandons.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Le rallye pour moi est tout d'abord une histoire d'amitié avec Sébastien. Nous nous connaissons avant d'avoir le permis de conduire… c'est dire si c'est lointain ! Je suis arrivé dans ce siège à la simple demande de Seb, sans aucune ambitions…

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?

Le plus intéressant dans ce rôle ? Bonne question. Je pense qu'il y a tellement de phase dans un rallye. C’est clair, le public nous voit juste le jour de la course mais ça c'est uniquement la pointe de l'iceberg. La préparation, les reconnaissances et bien sûr la course, toutes ces étapes sont très intéressantes parce que - et seulement si elles sont bien faites - le résultat est là au final.

Est-ce qu'il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle du navigateur ?
Je pense que toutes les personnes qui font ce sport sont des gens privilégié à mon sens. Faire du sport automobile demande beaucoup d'engagent soit en temps soit en argent alors trouver du négatif là-dedans.... Ce serait un peu mal venu. Mais peut-être le manque de reconnaissance du public envers les navigateurs. Mais personnellement cela ne me dérange pas.

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Non le rôle de navigateur me plait et je ne pense pas avoir le talent de Sébastien (sourire)

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
La saison 2018 n'est pas définie. Il va y avoir plusieurs facteurs qui vont décider de la suite de ma carrière sportive dans le monde du rallye. J'ai ouvert en entreprise l'année passée et cela me prend beaucoup de temps mais l'envie de faire une ou deux courses est bien là. Avec qui ? Sébastien bien sûr (sourire)

Comme expliqué en introduction, les inscriptions au cours de navigateurs 2018 sont désormais ouvertes. Un cours que tu as suivi par le passé.
Oui j'ai fait le cours en 2001 avant ma première course et à mon avis les cours devraient être obligatoires comme les cours de conduites ou les courses en slalom sont obligatoires pour les pilotes avant d’accéder au rallye. Je pense que le rôle de navigateur ne doit pas être pris à la légère. Et de faire ce cours enlève pas mal d’appréhension avant de mettre le casque sur la tête pour la première fois. Je le conseille donc vivement à toute personne souhaitant se lancer en rallye.

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Photo, Sacha Colliard

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[CÔTÉ COPILOTE] "En habitant St-Ursanne, comment ne pas être fan de sport auto?"

Direction le Jura à la rencontre de David Comment, passionné de rallye et de course automobile depuis sa plus tendre enfance. Et c'est bien normal quand on est un enfant de St-Ursanne. Avec la seule course de côte du calendrier européen qui passait chaque année devant ses yeux, tout comme d'autres compétitions automobiles d'ailleurs, le jeune David a rapidement voulu monter dans le baquet de droite, pour découvrir le sport, à moindres coûts. Il nous explique son parcours.
Et si vous aussi vous désirez devenir navigateur en herbe, le Cours de Navigateurs ASN vous attend le samedi 10 mars 2018. Les inscriptions sont ouverts pour ce cours que David a suivi en 2005. "C'est très utile et pratique pour comprendre notamment le système de pointage. Je le conseille à tous."

Combien de rallye as-tu réalisé depuis le début de ta carrière ?
Actuellement je suis à 32 rallyes en tant que copilote.


Pourquoi avoir choisi ce rôle ?
Je suis passionnée de sport auto depuis tout petit. En habitant St-Ursanne, c'était difficile de ne pas l'être. Chaque année, deux rallyes passaient par là, un slalom en côte et la Course de Côte des Rangiers dont le départ avait lieu juste en dessous de chez moi. Ensuite dans l'adolescence j'ai intégré le Rally People Team où je réalisais des vidéos et de fil en aiguille, en 2005, Alain Piquerez m'a proposé de me joindre à ses côtés avec la 106 Groupe A. Etant étudiant à l'époque c'était financièrement plus accessible que de me lancer comme pilote.


Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle de copilote ?
J'aime donner ce rythme dans les spéciales, d'aider le pilote à donner le meilleur de lui. Quand tout fonctionne entre les deux et la voiture et que les virages s'enchainent et que tu as à peine le temps de regarder la route, c'est le bonheur avec l'adrénaline au maximum.

Y a-t-il malgré tout des côtés quelque peu négatifs ?
Non je n’en vois pas vraiment, j'aime ce que je fais et j'ai eu de la chance d'avoir navigué des pilotes rapides mais qui, par contre ne prenaient pas tous les risques et roulaient avec la tête sur les épaules. Malgré tout il est vrai que parfois notre rôle, très important dans la voiture, dans la préparation des rallyes, etc. n'est pas tout à fait vu à sa juste valeur.

Un jour, derrière le volant ?
Oui je l’espère un jour ! J'ai toujours cette idée derrière la tête, mais tant que j'ai de la chance de pouvoir rouler dans de belles voitures comme c'est le cas ces dernières années avec Jean-Marc, je continuerai ainsi.

Ton programme 2018 est déjà défini ?
Je serai à nouveau aux côtés de Jean-Marc dans la Ford Fiesta R5. Si tout se passe bien, nous ferons le championnat complet excepté la manche italienne durant l'été. On se réjouit !

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David Comment accompagné de son petit, Maxence

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[CÔTÉ COPILOTE] "A l'époque, je ne dormais plus pendant 2 semaines"

En un peu plus de deux ans, Michaël Volluz a déjà dépassé la dizaine de rallyes à son compteur. Passionné depuis son plus jeune âge, le valaisan a rapidement mis le pied à l'étrier en testant le siège de droite à différentes occasions avec des pilotes de la région avant de se lancer réellement dans le bain en compagnie de Joël Pitteloud sur les routes du Chablais. Rencontre.

Si vous aussi vous désirez devenir navigateur ou si vous voulez tout simplement connaitre le rallye plus en détail, l'Association Suisse des Navigateurs (ASN) organise chaque année le Cours de Navigateurs - mais également ouverts aux apprentis pilotes - pour tout connaitre de notre sport fétiche. Le prochain cours aura lieu le samedi 10 mars 2018 et les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes.

Combien as-tu fait de rallyes jusqu’à présent en tant que copilote ?
J’ai commencé au Rallye du Chablais 2015 et, à ce jour, j’en ai fait 12.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
J’apprécie ce poste car j’ai toujours aimé depuis petit être assis dans un baquet aux côtés de pilotes expérimentés et ça m’a toujours fait rêver. Les premiers pilotes qui m’ont fait découvrir ce sport de rêve étaient Pascal Rossoz, Laurent Métral, Joël Tissières et mon beau-frère Joël. Lorsque j’allais rouler avec eux, je ne dormais plus une semaine avant et pareil pour celle d’après…

Qu’est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
De pouvoir naviguer avec plusieurs pilotes et plusieurs voitures différentes, de voir différents systèmes de notes. Je trouve ça intéressant pour ma progression. Et le copilote a également une certaine responsabilité, on n’est pas assis à côté pour rien comme certains le pensent.

Est-ce qu’il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle de navigateur ?
Avoir toujours la gueule ouverte ! (rires) Non, mon point le plus négatif, si cela n’est pas vraiment un, c’est que malgré tout les sensations sont là mais pas autant que si on regardait la route du début à la fin de la spéciale. Je trouve qu’il devrait y avoir une petite spéciale par rallye, sans notes, pour faire plaisir aux navigateurs.

Est-ce qu’un jour nous te retrouverons derrière le volant ?
Certainement oui, je vais tout faire pour y arriver en tout cas. Mais je ne me précipite pas trop, je suis bien dans le siège de droite. Quoi qu’il en soit, je commencerai vraisemblablement par faire quelques slaloms avant de m’attaquer à un rallye.

Tu as déjà quelques projets pour 2018 ?
J’aimerai continuer à naviguer sur les routes du Championnat Suisse, mais pour l’instant je ne sais pas encore de quoi sera faite ma saison. Je suis ouvert à toutes propositions. Si le budget le permet, je voudrai aussi faire quelques slaloms pour pouvoir un jour, justement, valider ma licence et faire mon premier rallye.

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Michaël Volluz (à droite) lors de son premier rallye en compagnie de Joël Pitteloud

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[CÔTÉ COPILOTE] Stéphane Fellay, le Junior... grâce à Jo

Stéphane Fellay est l'un des copilotes les plus actifs. Durant ces six dernières années, le valaisan a toujours réalisé au minimum cinq rallyes. L'an dernier, c'était dans le cadre du Championnat Suisse Rallye Junior qu'il a parcouru avec Jo Michellod et leur Peugeot 208 R2. Adepte de rallye depuis très longtemps et dans le baquet depuis maintenant plus de 10 ans, Stéphane rigole de son statut de Junior, grâce à son pilote. Nous l'avons rencontré.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai dû dépasser les 60 rallyes durant la saison 2017…

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Je me suis dit qu'il fallait commencer par le siège de droite, et j'y suis depuis 13 ans (rires)

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
Le rôle du copilote est très intéressant à mon avis, et très important. En tant de copilote on gère notre pilote et tout le déroulement du rallye. Le plus intéressant c'est lorsque l'osmose est totale dans la voiture et que le pilote n'a presque plus besoin de réfléchir et réagit à notre parole comme un "pantin" dirigé par un marionnettiste. C'est donc une sensation … mais attention ! Ne traitez pas mes pilotes de pantin (rires)

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Non ce n’est pas prévu de passer derrière le volant car je pense que je suis meilleur à droite que derrière le volant et le plaisir est là en course et lorsque le travail d'essayer de faire progresser mes pilotes porte ses fruits. De plus à droite, j'ai la possibilité d'être encore junior, c'est pas peu dire (rires).

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
Pour 2018, je vais faire le Championnat Suisse Junior avec Jo Michellod et sa Peugeot 208… je crois qu'il a accepté de me supporter une année de plus (rires)

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Photo, Massimo Prati

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[CÔTÉ COPILOTE] Mirjam Jorosch ou Madame Betschen dans le baquet de droite

Ils se sont dit oui récemment. Mirjam Jorosch et Cédric Betschen forment un couple uni et heureux. Un amour à la vie, comme dans le sport automobile puisqu'ils participent ensemble depuis quelques années à plusieurs manches du Championnat Suisse des Rallyes.
Durant cette intersaison, inforallye.ch mettra en lumière plusieurs navigateurs afin de connaitre leur parcours, les raisons qui les ont poussé à devenir copilote mais aussi les contraintes de ce rôle. Mirjam Jorosch est donc la première à s'être prêtée à l'exercice.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai fait 12 rallyes et j'en suis à ma 4ème saison de rallye.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Je l'ai pas choisi, on m'y a obligé (rires). Plus sérieusement, j'ai fait mon premier rallye en 2014, pour dépanner. Le copilote de Cédric Betschen a dû s'absenter pour raisons professionnelles durant une année. Le siège de droite était donc libre et quand on me l'a proposé, j'ai accepté sans trop savoir dans quoi je m'engageais. J'ai donc fait mon premier rallye avec des anti-vomitifs dans les poches et en annonçant des notes incompréhensibles pour moi !

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
Les spéciales, la concentration, annoncer les notes, la vitesse, la gestion de la course, les routiers, l'ambiance dans la voiture, la préparation du rallye, ... C'est un tout. Mon rôle, c'est de tout réunir afin que le pilote puisse rouler "sans réfléchir". Quand on n’y arrive pas, ça se fait tout de suite remarquer sur le plaisir et les chronos et inversément, quand on a réussi à tout réunir, on atteint ce que Cédric appelle "l'osmose". Pour en revenir à la question, ce qui est intéressant pour moi, c'est de réunir tous les critères qui permettent au pilote de prendre son pied !

Est-ce qu'il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle du navigateur ?
Durant un rallye, on n’a pas de repos ! Pointages, ravitaillements pour l'équipage, gestion du pilote : On est toujours au taquet ! Après, on le dit souvent, le copilote fait un job dans l'ombre ! Et c'est vrai, on ne parle pas souvent de nous. Faut juste en être conscient, on ne fait pas ce job pour être reconnus mais par passion.

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Ne disons jamais « jamais »... mais pour l'instant je suis bien, à l'ombre, dans mon baquet de droite. Je pense que cette place me correspond plus et je m'y sens bien.

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
Nous allons participer au Critérium Jurassien et au Chablais avec Cédric Betschen. La voiture reste encore à définir. Pour le reste de la saison, les idées ne manquent pas, mais on verra !

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Photo, Stéphane Constantin, Tintin Photographie

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"Après le rallye, on n'avait qu'une seule envie : recommencer"

Tout au long de cette saison, plusieurs équipages novices ont tenté leur chance sur le Championnat Suisse des Rallyes. Parmi eux, celui composé d'Yvan Besançon et Athéna Danzeisen qui ont participé au Rallye du Chablais en juin dernier. L'occasion pour inforallye.ch de leur poser quelques questions avant très certainement de les revoir l'an prochain sur les routes chablaisiennes.

Aténas, qu'est-ce que ça fait d'être au départ de son premier rallye ? Tu étais stressée ?
Inexplicable ! Il faut le vivre ! C’était génial, exciter de pouvoir être là au départ et non spectatrice entourer de grand champion. Stressée oui et peur de l’inconnu, peur de se tromper surtout sur le règlement des rallyes et d’avoir une pénalité mais dans la dictée des notes, j'étais plutôt rassurée, on s'est beaucoup entrainé. Je m’étais mise une pression énorme qui m’a valu une frayeur lors de la fin de la 1ère ES... je ne retrouvais plus notre carnet de contrôle. Il s’était glissé sous le siège ! Ouf !

Les sensations du rallye sont à nul autre pareil... elles sont tellement fortes de ce que l'on entend souvent. Tu as ressenti cette dose d'adrénaline ?
Oh oui ! Une grande émotion, pendant les 3 jours de rallye, à l’arrivée et même avant et encore après le rallye. J’ai ressenti l’adrénaline et j’étais excitée à l’idée que l’on puisse faire notre 1er rallye après 3 ans de préparation. Un rêve plein les yeux ... c'était dur après le rallye car on n'avait qu’une seule envie : d’y retourner.

Si on te dit de remonter dans une voiture de rallye, tu dis oui ? 😉
Un énorme OUI ! Tout de suite, on y va quand ?! Super ambiance entre équipage, organisateur, commissaire, etc… l’accueil était génial. Un énorme merci à tous car sans eux, pas de rallye.

Cher Yvan, toi qui a piloté pour la première fois en rallye. Comment ça s'est passé ?
C'était une découverte pour moi. Découverte de la voiture, de l'organisation d'un rallye et bien sûr du côté émotionnel que cela représente. On a pu vivre la joie du départ, le stress de la météo changeante et une émotion extraordinaire au moment de franchir le podium d'arrivée.

Pourquoi le choix de la 208 ?
La voiture est facile, bien que je suis un pro-Ford, la 208 me donnait plus confiance.

Ce n'était pas trop difficile de se mettre dedans avec une vraie voiture de course pour ton premier rallye ?
Non car la voiture était simple à conduire. Mais bon soyons clair... pour un premier rallye, le potentiel de la voiture a rarement été atteint.

Tu disais sur le podium du Rallye du Chablais qu'à 50 ans, tu as réalisé ton rêve d'il y a 30 ans. Pourquoi avoir dû/attendu autant de temps ?
Le tout premier obstacle était l’argent à 20 ans et j’avais d’autres priorités, les enfants etc…

Quand on débute à 50 ans, y a des ambitions on l'imagine bien différente que celle des Junior qui cherchent la performance. C'est quoi qu'on cherche au plus profond de soi quand on se lance dans une aventure comme celle-ci ?
Le plaisir en rallye pour moi est différent à 50 ans, je recherchais des émotions. Je dois dire que lors du départ de la ES1, j’avais 25 ans et une fois la ligne d’arrivée franchie mon corps m'a rappelé que j’avais 2 fois 25 ans.

Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Les reconnaissances ? La prise de note ? ou autre chose ?
La prise de note sans la vitesse du rallye.... ce n'est vraiment pas évident. Comme nous n'avions jamais fait de rallye avant, le plus dur est le manque de pratique, tu passes et tu sens que tu pourrais passer mieux ou plus vite, tu voudrais refaire la spécial encore une fois, même après 150 Km de spéciales au moment où tu franchis la ligne tu voudrais recommencer!

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Objectif : la victoire pour la paire Vuistiner/Krummer

Dans le parc d'assistance, si l'on cherche Ismaël Vuistiner, il faut regarder en haut. Grand de par sa taille, il l'est aussi de par son talent. Au volant de petites groupe N par le passé, il a su se forger un pilotage affûté et a démontré cette année en Clio R3T Alps Trophy qu'il avait une carte à jouer. Avant de prendre le départ du Rallye International du Valais sur ses terres en compagnie de son amie Florine Kummer à ses côtés, la pression est grande. En devançant Olivier Coutrois, leur adversaire direct dans ce trophée, les valaisans pourront prendre la direction du Rallye Monte-Carlo 2018 en Clio R3T, la dotation finale promise au vainqueur. Avant le départ prévu dans moins d'une semaine, Florine Kummer a gentiment répondu à nos questions.

Comment est-ce que vous vous sentez à quelques jours du départ du Rallye International du Valais, votre rallye à domicile ? 
On se sent assez bien, on a eu le temps de digérer notre erreur du Mont-Blanc et on est heureux de pouvoir terminer la saison à domicile. On a eu un stress supplémentaire la semaine dernière car à la suite d’une violente sortie de route Chazel Technologies ne sont pas en mesure de réparer notre voiture à temps. Ils nous ont rapidement mis en contact avec un autre loueur et on est heureux d’avoir trouvé un véhicule à temps.

Ce rallye aura une saveur particulière car il signifie éventuellement un titre de Champion pour vous et le Monte-Carlo 2018 avec cette Clio R3T grâce à Renault Suisse et ses partenaires. Est-ce que ce n’est pas une pression supplémentaire ?
Bien évidemment, la pression est bien présente mais tout aussi présente que notre enthousiasme. On s’est bien préparé pour ce rallye est on a vraiment envie de prendre un maximum de plaisir.

Après plusieurs rallyes avec cette Clio R3T, on a pu voir que vous la preniez relativement bien en main, avec même une victoire sur les routes hyper rapides de la Côte Chalonnaise. C’est une arme redoutable selon vous ?
Il est vrai que c’est une excellente voiture. On prend beaucoup de plaisir à son bord. Elle est puissante et à énormément de couple (ce qui est tout de même plus agréable sur le sec). En regardant les résultats que peuvent faire des pilotes comme Florian Bernardi ou Manu Guigou au Rallye du Mont-Blanc, on est certain de pouvoir apprendre encore beaucoup de choses à son bord.

L’adversité semble importante avec notamment Aurélien Devanthéry, champion junior en titre, et réputé comme très rapide sur ses routes. Comment allez-vous gérer cette pression ?
Nous devons surtout nous concentrer sur les résultats d’Olivier, car si nous voulons avoir une chance de remporter la coupe et la dotation finale on doit à tout prix finir devant lui. C’est sûr qu’Aurélien va rouler fort comme d’autres participants du Clio Alps Trophy mais il nous faudra vraiment rouler intelligemment.

Est-ce que le titre et le Monte-Carlo en 2018 était un objectif pour vous en début de saison ? Si ce n’était pas le cas, c’est la cerise sur le gâteau après plusieurs années d’intenses bagarres ?
En début de saison on n’osait pas vraiment y penser. C’est sûr que l’objectif était de participer à toutes les manches de la coupe mais vu le budget qu’il nous fallait obtenir, on avançait vraiment de rallye en rallye.
Après 5 ans de participation au Rallye du Chablais et au Rallye International du Valais au volant de divers Groupe N, nous avons réussi à réunir le budget pour participer au Championnat Suisse Rallye Junior l’an passé et au Clio R3T Alps Trophy cette année. Le titre et le Monte-Carlo serait un bel accomplissement personnel mais aussi une façon de rendre hommage à nos familles, amis et sponsors qui nous ont fait confiance et soutenu durant toutes ses années. Maintenant c’est à nous de tout donner au Rallye International du Valais car pour l’instant ce n’est pas nous qui allons au Monte-Carlo mais on va tout faire pour y arriver.

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Copyright : http://photos.torti.ch

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E. Bornet : "Pourquoi pas le volant au lieu de l'appareil photo ?"

Parmi la huitantaine de bulletins d'engagement envoyés auprès de l'organisateur du Rallye International du Valais, celui d'Etienne Bornet a dû étonner certains habitués du milieu. Mais qui est ce jeune homme de 22 ans qui participera à la classique valaisanne ? Avec sa volonté de vous faire découvrir également les nouveaux animateurs du Championnat Suisse, inforallye.ch est parti à sa rencontre.

Etienne, avant toute chose, quel est ton lien avec le sport auto ?
Vivant dans la région de Sion, j'ai suivi le Rallye du Valais depuis mon plus jeune âge. Puis au fil des années, je me suis intéressé de plus en plus au sport automobile, en le vivant à chaque édition d'un peu plus proche.

On te connait notamment comme photographe amateur au bord des spéciales… ça t’a démangé de passer de l’autre côté ?
En effet, de par mon activité annexe de photographe, je me déplace souvent le long des spéciales afin d'immortaliser ces moments. Et il faut avouer qu'en voyant les équipages passer à travers l'objectif, je me suis dit "pourquoi pas passer derrière le volant au lieu d'être derrière l'appareil-photo ?"

Comment es-tu arrivé à tes fins, c’est-à-dire de pouvoir envoyer ton inscription ? Ce n’est pas trop dur de se lancer dans le bain ?
J'ai eu la chance d'avoir le soutien de plusieurs amis qui sont déjà dans le monde du Rallye, qui ont pu m'en expliquer les rouages. J'ai ensuite pris connaissance du travail administratif à effectuer, et je m'y suis attelé avec impatience !

A tes côtés, Marine Maye, qui débute également dans le monde du rallye. C’est pas trop stressant d’être les deux novices ?
Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, et avons développé une confiance qui ne peut être que bénéfique lorsque nous serons dans nos baquets respectifs. Son père ayant fait du Rallye, elle a été baignée dans ce monde depuis son jeune âge également. C'est il y a quelques mois que nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure. Nous avons mis en place notre système de notes, et avons appris les différents aspects du Rallye au fur et à mesure que nous avancions dans la préparation du Rallye International du Valais.

Avec quelle voiture seras-tu au départ de l’épreuve ?
Je serai au volant d'une Renault Clio RS N3 louée chez Rally Sport Evolution en Italie.

Et avec quel objectif ?
L'objectif principal de notre première participation est de rallier l'arrivée sans problème majeur. Nous aurons alors accumulé de l'expérience, et nous aurons surtout pris du plaisir, ce qui est primordial à nos yeux.

Tu sais déjà de quoi sera faite ta saison prochaine… ou tout du moins ce que tu souhaiterais faire ?
Notre objectif principal est pour l'instant le RIV 2017. Quant à la suite, nous n'avons pas encore de programme précis, mais nous y réfléchissons...

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Vivian Randin revient en rallye, avec une Super 1600 !

Vivian Randin est un pilote que l'on connait depuis de nombreuses années en rallye, mais qui a toujours fait quelques apparitions par saison, sans vraiment pouvoir s'offrir l'opportunité d'aller plus loin. Cette année, à l'occasion d'un anniversaire particulier, le pilote que l'on a connu souvent au volant de groupe N se lance le défi de prendre les commandes d'une voiture anciennement championne suisse des rallyes. Rencontre avec Vivian qui nous présente en quelques mots son passé et ce qu'il attend de ce Rallye International du Valais au volant de la Clio S1600 de chez Balbosca.

Peux-tu nous rappeler ton parcours en rallye ?
Cela fait maintenant 17ans que j’ai effectué mon premier rallye lors de la Ronde d’Ajoie 2000 et mon premier RIV de la même année. J’ai roulé sur passablement de voiture comme des Citroën Saxo GrN & GrA, Peugeot 206 GrN, Renault Clio Ragnotti GrN et Renault Clio R3. Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de participer à l’entier d’un championnat suisse faute de budget.

Tu as très souvent participé au Rallye International du Valais… Pourquoi autant de plaisir sur ce rallye et pas un Rallye du Chablais par exemple, plus proche de tes terres ?
Effectivement ma participation cette année sera la 12ème alors que je n’ai que 4 participations sur le Rallye du Chablais. J’ai plus souvent choisi le Rallye International du Valais car le nombre de kilomètres était plus important que sur les autres rallye de notre championnat. J’affectionne également son tracé très varié et je pense que les spéciales du RIV me conviennent mieux que celle du Chablais.

Après une pause de 2 ans et demi tu reviens avec une grosse voiture. Une voiture qui a gagné par le passé le Championnat Suisse des Rallyes. Pourquoi ce choix ?
Depuis 2012 date de ma dernière participation au RIV je n’ai effectué qu’un rallye, le Chablais 2014. La raison de cette pause réside dans le fait que j’ai acheté une maison à retaper et que cela me prend passablement de temps … et d’argent. Mais cette année est particulière pour moi et mon copilote, nous fêtons nos 40 ans et pour cela nous voulions réaliser un de nos vieux rêves, à savoir louer une Clio S1600.

As-tu un objectif sur ce rallye ?
C’est avec beaucoup d’humilité que nous allons aborder cette course avec une telle voiture. Je ne sais vraiment pas à quel niveau nous allons nous situer. Le seul objectif est de se faire un max de plaisir.

As-tu une spéciale que tu affectionnes particulièrement sur ce Rallye du Valais 2017 ?
Sans hésitation la spéciale des Cols.

Tu seras en face à face avec notamment Christian Blanchard. La bagarre semble jouable ?
Aucune chance, je n’ai pas le niveau pour me battre avec un pilote de la trempe de Christian.

Qui sera à tes côtés ?
Mon copilote sera Olivier Pointet. Olivier est un ami d’enfance et nous avons commencé le rallye ensemble, il m’a navigué sur quasi la totalité de mes courses.

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Vivian Randin et son copilote Olivier Pointet seront à bord d'une Clio S1600 de chez Balbosca qui revêtait une robe particulière lors de leurs essais il y a de ça quelques mois.

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Bilan satisfaisant pour la troisième édition de Rally for Smile

Rally for Smile porte bien son nom. Durant toute la journée du samedi 26 août à Sion, les enfants malades ont pu découvrir les joies du sport automobile et sortir du train-train quotidien en devenant copilote de l'un des pilotes qui y participait. Les simples quidams ont également pu y participer, moyennant une finance de 100.- francs reversées à l'association partenaire de cette année. Au bilan final, l'association Rally for Smile emmenée par Pierre-André Terrettaz a pu offrir 20'000.- francs aux invités de cette année, l'Association Enfance et Maladies Orphelines. Retour sur cette édition 2017 et coup de projecteur sur l'avenir de cette manifestation avec son instigateur, Pierre-André Terrettaz.

En quelques mots, comment s’est passé cette édition 2017 ?
Cette édition pourrait se résumer en trois mots…solidarité, partage et convivialité car c’est vraiment la réalité de cette belle journée vécue le 26 août dernier. Sur l’ensemble de la manifestation, qui fut à nouveau exceptionnelle tant par la météo, les sourires apportés aux enfants et à leur famille, ainsi que par le montant récolté, je ne peux qu’être très heureux et fier de tout le travail accompli bénévolement des personnes impliquées durant les neuf mois de préparation.

Es-tu satisfait du monde qui est venu et du montant récolté ?
En effet, les spectateurs ont à nouveau répondu présent et à l’heure actuelle avec toute les manifestations se déroulant dans la région sur un même week-end, on ne peut être que reconnaissant de leur présence qui correspondait à celle de la dernière édition. Le magnifique montant récolté se monte cette année à 20'000 frs. En tenant compte des nombreux investissements effectués pour améliorer l’infrastructure notamment par une tente de 200m2 et également en ayant décidé d’abaisser les tarifs d’inscription des pilotes, les choix ont été les bons et reconnus par les feed-back reçus.

Combien de personnes travaillent pour Rally for Smile, avant et durant la manifestation ?
Le comité est composé de 6 personnes à l’heure actuelle et en ajoutant les responsables de secteurs et leurs adjoints, nous sommes une quinzaine. Sur la durée totale pour la mise en place de la manifestation jusqu’au mardi suivant correspondant à la fin du rangement c’est près de 170 bénévoles qui se sont mis à notre disposition et nous les remercions chaleureusement. A noter qu’il est dorénavant possible de devenir membre de l’association…40 membres se sont enregistrés à ce jour.

Est-ce qu’il y aura Rally for Smile en 2018 ? Aux Casernes ? De nouvelles idées ?
A l’heure actuelle Rally for Smile 2018 se prépare déjà dans ma tête car je crois que toutes les personnes rencontrées depuis trois ans ont le même plaisir que moi en voyant tous les sourires d’enfants lors de cette journée. Il est vrai que le site des Casernes de Sion est juste l’endroit idéal…Sa positon, son vécu en terme de rallye et toute l’infrastructure est juste parfaite. La première discussion d’après manifestation avec un des responsable de l’armée, que je remercie infiniment, a été positive, mais rien n’est acquis. La demande officielle sera faite en fin d’année puis l’aventure sera lancée. Mes idées sont nombreuses et variées, celles reçues également. J’en ai notamment deux que je rêve de réaliser, la première faire venir un tout grand champion avec qui j’ai pu établir un contact, la deuxième est de créer une soirée concert-spectacle avec un artiste d’exception… Je rêve un peu, certes, mais qui tente rien n’a rien et jusqu’à présent cette positivité m’a prouvé mille fois qu’il fallait y croire jusqu’au bout.

Tu cherches des mains et des personnes pour la suite… Ca devient complexe d’organiser ?
En effet cela devient compliqué, surtout quand on est amateur…heureusement la motivation fait des miracles et c’est seulement quand le jour « J » est passé qu’on se rend compte de l’immensité de la tâche accomplie. Cette année, ma boite email a été bloquée deux fois tellement j’avais accumulé de mails et en trois ans mes contacts sont passés de 200 à 900 personnes.
Les « vrais  bénévoles » deviennent rares et moins fidèles que par le passé à ce que me racontent les personnes ayant un grand vécu dans ce domaine…la mentalité des gens a changé un peu et hélas des fois pas dans le bon sens, le stress de la vie actuelle n’arrange rien non plus. Rally for Smile est toujours à la recherche de sympathiques personnes afin de nous aider à préparer sereinement la future édition. Chaque soutien à son importance!

Pour terminer, je tiens à remercier le monde du rallye suisse, pilotes, copilotes sans oublier inforallye.ch, au nom du comité de Rally for Smile, de notre marraine Fanny Clavien, notre parrain Sébastien Carron et surtout au nom des enfants et l’association soutenue cette année « Enfance & Maladies Orphelines ».
Tous unis autour de Rally for Smile, nous avons réussi à nouveau une très belle édition qui a illuminé le visage de ces enfants de magnifiques sourires et rempli leur cœur d’énergie positive. Suivez-nous sur www.rallyforsmile.com ou sur notre groupe Facebook. MERCI INFINIMENT !

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Photo : Stéphane Constantin (Tintin). Retrouvez toutes ces photos de la journée ici.

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[SURAN] Stéfanie et Christel, nouvel équipage féminin

Sur la liste des engagés au Rallye du Suran, un nouvel équipage 100% helvétique et féminin fait son apparition. Stéfanie Cochet et Christel Delavy ont décidé de participer à l'épreuve, pour une première entre elle, mais surtout une première pour Stéfanie en rallye. Rencontre.

Pourquoi avoir choisi de te lancer dans le grand bain du rallye ?
J'ai toujours été passionnée par les voitures et la conduite. En 2011, j'ai fait la connaissance du Team-Lehmann qui m'a appris tout ce que je sais et qui m'a encouragé dans cette passion ! De plus, dans mon cercle d'ami(e)s, que je côtoie depuis plusieurs années, beaucoup pratiquent cette activité (pilote, copilote, mécano et assistance), je pense par exemple à Lehmann Alain, Taverney Hervé, Lehmann Daniel, Mercuri Véronique, Dubois Alexianne, Depallens Audrey, Schmutz Valentin, Borgeaud Myriam, Rizzi Nicolas, Blanc Yves et Favez Jacqueline ! Et l'envie de découvrir ces sensations, a toujours suscité mon intérêt... être impliquée directement dans l'envers du décor du rallye ainsi que, contrairement à ce que j'ai eu l'habitude de vivre en slalom, partager cela en binôme… et puis, quand on aime le sport automobile, on est tout logiquement amené à avoir envie et tout essayer.

Quelle relation entretiens-tu avec ta copilote ?
Christel et moi-même avons attrapé le virus du sport automobile depuis fort longtemps et notre amitié a fait que nos projets se sont rapprochés, pour donner vie à un binôme féminin et mettre en pratique nos diverses connaissances en partageant cette aventure ! Christel est une femme qui m'a toujours bien comprise et le projet de rouler en binôme féminin faisait partie de ces envies également, de plus qu'avec ses connaissances acquises en roulant avec son conjoint, Hervé Taverney, cela est pour moi une excellente référence pour me mettre sur les rails et me permettre d'être bien coachée sans pression, dans l'humour et la bonne humeur...c'est un peu ma grande sœur dans le domaine du rallye, je lui fais confiance et elle me met en confiance.

Pourquoi avez-vous choisi le Rallye du Suran ?
Cela fait déjà depuis 2015 que le projet a pris gentiment naissance, avec ma co-pilote. A la base j'envisageais le Rallye du Chablais en 2016, cependant plusieurs faits ont différé ce projet : la grossesse de Christel en 2016 ainsi que le financement et la préparation / organisation que cela demande. Le Suran étant un petit rallye sympa et facilement accessible côté conduite de par ces routes avec de bonnes visibilités et Christel ayant déjà eu l'occasion de faire, ce fut pour nous le rallye logique et, ce qui nous permet de démarrer dans des conditions « no stress » et sécurisantes.

Quel est ton parcours en course automobile ?
J'ai roulé en slalom depuis 2012 avec ma petite Peugeot 106 S16, avec laquelle j'ai eu énormément de plaisir à rouler !! Je n’ai jamais fait de course de côte car ma Peugeot n'a pas les arceaux pour pouvoir participer à ce genre de manifestations.... Du coup, nous louons une Peugeot 106 Rallye pour ce rallye, car j’adore les 106 (rires).

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Les deux filles ont d'ores et déjà participé aux reconnaissances du rallye et prendront par à l'épreuve ce week-end.

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Un pilote suisse sur le podium de la Coupe VHC française

Un pilote franco-suisse fait vibrer les amateurs du VHC dans l'Hexagone. Hervé Lecuyer, au volant de sa VW Golf, est l'un des animateurs de la catégorie des "anciennes" et il ne fait pas que de la figuration. En début de saison, il s'est même offert le luxe de dépasser de nombreuses voitures plus performantes à l'image des Porsche groupe 4 qui se sont retrouvées derrière le pilote du Panda Racing Team. Avec son drapeau helvétique sur les vitres arrières et sur le toit, Hervé a réussi à débuter la saison de la meilleure des manières. Une casse mécanique du côté de Macon a tout de même légèrement changé sa progression initiale, mais le sympathique franco-suisse reste motivé comme jamais. Nous l'avons rencontré.

Hervé, pouvez-vous nous expliquer votre parcours en sport automobile et plus particulièrement en rallye ?
J'ai couru dans les années 80 sur une Golf Groupe A puis sur une Porsche 911 Groupe 4 en région Bourgogne (je suis Franco-Suisse) et à l'époque j'habitais Dijon. Comme beaucoup de pilotes amateurs, j'ai mis fin aux rallyes pour me consacrer à ma famille et mon travail. Je me suis installé à Genève en 1989 dans le milieu de la publicité et de la presse. Le virus de la course automobile en sommeil mais toujours présent, j'ai participé à quelques rallyes et courses en circuit sans programme suivi au gré des opportunités (Formule 3, ouverture du rallye de St-Cergue, Rallye de Monte Carlo en ouvreur, participation au Rallye du Liban, pilote instructeur sur circuit ...).>

Devant l'engouement du VHC, il y a 5 ans j'ai fait l'acquisition d'une Golf GTI de 1980 que j'ai décidé de préparer en groupe 1. Nous avons participé au Rallye des Hautes Côtes en 2013 avec mon fils Harold en copilote, où nous avons gagné le groupe et pour l'occasion Harold est devenu le plus jeune copilote de France. Durant l'automne 2016 la Golf a été entièrement démontée, révisée et remontée pour attaquer le Championnat de France des Rallyes VHC 2017 avec pour objectif de monter sur le podium du groupe 1. Le championnat de France comprend 10 épreuves prestigieuses, en ouverture du championnat de France des voitures "modernes". Les 7 meilleurs résultats sont retenus. Nous serons donc au départ de 7 épreuves, de mars à novembre, sans oublier la finale de la Coupe de France des Rallyes VHC qui aura lieu le même week-end que le Rallye International du Valais.

Votre saison a débuté sous les meilleurs auspices avec une première place du Championnat de France VHC après deux manches. Un résultat que vous espériez ?
A l'issue des 2 premières manches nous étions en tête du championnat de France des rallyes VHC, ce qui nous rassure quant à notre coup de volant. Nous sommes conscients que les grosses groupe 4, notamment les Porsche sont plus performantes et ont logiquement leur place devant. Jean-François Mourges et sa 911 sont désormais juste devant nous et nous pointons au deuxième rang. De toute façon, nous ne perdons pas de tête notre objectif principal qui est de terminer sur le podium du Championnat de France Groupe 1 et dans le Top 10 du championnat de France tous groupes confondus.


On sait qu'ici en Suisse le plateau des VHC est plutôt maigre... comment se passe le VHC en France ? Il se porte mieux ?
En France le VHC connait un engouement spectaculaire, de nombreuses épreuves, un championnat et une Coupe de France, des magazines spécialisés, des pilotes de renom ( Delecour, Ragnotti, Loubet, Oreille, Vaison, Mourgues ..) un plateau de voitures prestigieuses (Porsche 911, Alpine, Ford Escort, R5 Turbo, BMW M3, Opel Kadett , Lancia ...) font la joie du public et des médias.


Pourquoi le choix de la Golf et de ce nom « Panda Racing » ?
Notre choix s'est porté sur la Golf car c'est une voiture sur laquelle j'ai couru, on trouve des pièces sans problème, le coût est raisonnable et cette voiture dispose d'un énorme capital sympathie auprès du public. Lors de chaque épreuve beaucoup de personnes viennent nous voir pour nous dire qu'ils en ont possédé une, ou que leur papa en avait une, qu'ils ont couru avec ... nous recueillons à chaque fois énormément de témoignages de sympathie.

Quant au nom de « Panda Racing », il est issu de mon surnom "le Panda" car le panda est un gros nounours, une peluche qu'on a envie de cajoler ... mais ça reste un ours !! (rires)

Vous avez connu quelques soucis lors du Rallye de Macon ?
Effectivement, nous avons cassé le moteur et avons dû abandonner. Nous sommes actuellement en train de refaire le moteur et nous reprendrons le Championnat à l'occasion du Rallye de la Châtaigne qui aura lieu à la fin de ce mois. Nous sommes actuellement premier du groupe 1 et cela reste notre objectif. Nous sommes aussi qualifiés pour la finale sur les routes des Cévènes. Faire coup double avec la Coupe et le Championnat serait merveilleux.

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Point sur le Rallye International du Valais à 4 mois de l'épreuve

Du 26 au 28 octobre aura lieu un nouveau Rallye International du Valais. Si dans son parcours et son découpage, le rallye reste quasiment identique, dans les coulisses passablement de choses ont changé. Depuis le début de l'année, c'est la nouvelle société, "Association du Rallye du Valais", qui a repris l'organisation de l'épreuve. Après une première présentation des contours du rallye à la fin mars, inforallye.ch s'est intéressé à l'avancée du projet. Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais, a gentiment répondu à nos questions. Rencontre.

Comment se passe l'organisation du Rallye International du Valais à quelques mois de l'épreuve ?
Elle se passe à merveille et surtout elle est très active, car en tant que nouvel organisateur nous devons nous imprégner d’absolument tout dans le moindre détail et cela est un travail de titan.  
Pour nous aider et soutenir nous avons vraiment la grande chance de pouvoir compter sur tout le staff des éditions précédentes ainsi que nos bénévoles et pouvoir bénéficier de toutes leurs expériences et cela c’est vraiment très précieux. Actuellement, en plus de régler les détails liés à l’opérationnel pendant les 3 jours de notre Rallye International du Valais, nous sommes surtout en pleines discussions avec nos partenaires et éventuels nouveaux partenaires, ceci afin de maintenir l’équilibre du budget du Rallye International du Valais et croyez-moi ce n’est pas une mince affaire. Nous comptons sur le soutien de tout le Valais et de la Romandie pour nous aider sur ce plan-là. Nous avons vraiment hâte d’arriver au 26 octobre afin de pouvoir présenter le fruit de notre travail.

Plusieurs nouveautés sont annoncées cette année avec une grande fête de l'automobile aux Casernes notamment. Qu'en est-il de cet événement ?
Oui effectivement nous vous réservons une grande fête comme vous le dites. Avec la reprise de l’organisation du Rallye International du Valais, nous souhaitions apporter notre patte et expérience de l’événementiel et les développer dans le cadre du Rallye International du Valais. Nous désirons aussi développer une manifestation du sport automobile dans son ensemble. Le cœur de l’événement est et restera le rallye est cela ne fait aucune discussion.    
En plus de la partie compétition automobile au sens large, avec la demande grandissante de rallye historique et surtout de la partie électrique et hydrogène de l’automobile nous nous devions, mais surtout, nous ne voulions pas rater cette opportunité. Donc pour en revenir à votre question de notre grande fête du vendredi 27 octobre aux Casernes de Sion, qui je le rappelle tombe en plein pendant les vacances scolaires, nous vous préparons une animation non-stop de 10h00 à 19h00 sur le tracé de la spéciale. Toutes la journée des véhicules de prestige, de compétition, électrique, hydrogène et historique vont rouler sur le tracé des Casernes dont les spectateurs pourront selon les disponibilités embarquer en tant que passagers pour vivre quelques émotions. Bien sûr ces véhicules ne circuleront pas en compétition et sous chronomètre, mais en démonstration.   
Pendant cette journée et comme je l’ai expliqué ci-dessus, cela reste le cœur de notre Rallye International du Valais, nous verrons défiler 2 manches du Rallye Moderne et 2 manches du Rallye Historique de Compétition (VHC).
Lire notre article sur le programme du Rallye Historique du Valais.
Pour cette journée les espaces pour les spectatrices et spectateurs seront sécurisés et il y aura toutes les animations liées à un tel évènement comme des stands, nourritures et boissons, commentateur en direct, exposition de plus de 70 véhicules de prestige et bien sûr la présence d’ancien-e champion-ne-s et passionné-e-s du domaine automobile. Vous l’avez compris, nous désirons vraiment rendre cet évènement accessible à toutes et tous et surtout faire découvrir à la Romandie entière notre magnifique Rallye International du Valais.

Le Rallye International du Valais, c'est une institution dans le Vieux-Pays. Comment a été accueilli votre arrivée au sein de cette organisation par les bénévoles déjà présents par le passé ? Les autorités ? Les partenaires ?
Avec son historique de 57 éditions/années, le Rallye International du Valais est une vraie institution en Valais mais aussi auprès de tous les passionné-e-s de rallye. Nous avons vraiment été très bien accueillis. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer l’ensemble de nos bénévoles, mais nous espérons que notre arrivée est très bien perçue par eux, surtout que nous désirons vraiment soigner nos bénévoles, car sans eux nous ne serions tout simplement pas capables d’organiser une telle manifestation. Ils font clairement partie d’un de nos piliers de l’organisation. En ce qui concerne les autorités et nos partenaires là aussi nous avons eu un très très bon accueil, mais il faut aussi rappeler que l’ensemble de l’organisation est resté à nos côtés y compris M. Christian Dubuis qui restera au minimum 2 ans pour nous conseiller et nous soutenir dans nos démarches.

Le rallye se déplace cette année du côté de Martigny pour un retour à la formule d'antan. Pourquoi ce choix ?   
Effectivement nous allons centrer nos activités sur Martigny. Ce choix est uniquement lié à un calendrier de nombreux événements sur Sion et Martigny. Nous devons coordonner avec ces agendas afin de garantir le maximum de visibilité et d’accessibilité du rallye étant donné que nous nécessitons d’un grand espace pour accueillir toutes les infrastructures nécessaires au bon accueil de l’événement. Pour 2018 la situation sera inversée, car par exemple à Martigny le cirque Knie sera là pendant notre Rallye International du Valais et il manquerait presque deux tiers de la place que nous avons réellement besoin. Notre volonté est également d’être présents une année sur deux à Sion et/ou Martigny afin de mettre en avant les deux villes simultanément. Vous avez compris qu’il n’y a donc aucune préférence entre Sion et Martigny qui d’ailleurs font tous les 2 partie de nos très importants partenaires de par leur soutien opérationnel et financier.

En quelques mots, quel est le parcours de cette année et ses points forts ?          
Nous avons la chance d’avoir plus de 200 kilomètres de spéciales cette année et très peu de routiers, ce qui fera le bonheur des équipages. L’épreuve a droit à un meilleur découpage avec notamment le retour à Sion qui n’est plus d’actualité le samedi, ce qui économise 70 kilomètres de routiers. Nous avons mis la mythique spéciale des Cols à trois reprises à notre programme avec trois versions différentes dont une inédite qui se terminera après la première partie terre, soit d’une longueur de 13,950km. La version moyenne (23,00 km) et la version longue (32,750 km) ne subiront pas de changements majeurs. Nous avons également essayé de faciliter l’organisation générale du rallye pour les équipages avec une prise du matériel de reconnaissances à Martigny les lundi et mardi. Les reconnaissances quant à elle se dérouleront le mardi ainsi que le mercredi avec deux passages maximums par spéciales. Le jeudi sera consacré au shakedown et aux vérifications dans la région de Martigny.   
Le rallye débutera officiellement par la présentation des équipages au centre-ville de Martigny sur la Place de l’Hôtel de Ville avant les spéciales à proprement dit qui débuteront le vendredi matin par la boucle de 4 spéciales (Vercorin, Val des Dix, Nendaz, Sion-Casernes) à parcourir à deux reprises. Pendant que les équipages du moderne et du VHC s’en iront sur les spéciales « d’altitude », l’animation continuera aux Casernes comme expliqué avec une expo de voiture et des démonstrations historiques tout au long de la journée. Le samedi, cinq ES sont au programme dont celle des Cols à trois reprises comme expliqué plus haut. Entre ces trois passages, les équipages se rendront à Champex par deux fois. Le Rallye International du Valais et le Rallye Historique du Valais, c’est donc 13 épreuves spéciales pour plus de 200 kilomètres de chronos, pour seulement 600 kilomètres au total.

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Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais

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Daniel Alliata : "J'ai réussi à réaliser un rêve !"

Parmi les pilotes inscrits au Rally del Ticino, le nom de Daniel Alliata apparait régulièrement. De nombreux équipages tessinois deviennent, le temps d'un week-end, des pilotes et copilotes afin de participer à "leur" rallye. Certains ont des rallyes en Italie dans leur programme et d'autres, à l'imagine de Daniel, participent quasiment uniquement au Rally del Ticino. Avant de prendre le départ de cette épreuve, le tessinois s'est prêté au jeu des questions pour inforallye.ch, on l'en remercie, car il a pris la peine de nous répondre en français. Rencontre.

Tu as participé à 4 reprises au Rally del Ticino. C’est le rallye « à la maison », mais c’est aussi un rallye qui te tient à cœur ?
Il y a exactement 10 ans que je participe au Rallye du Tessin. C’est le rallye à domicile, mais c’est aussi le rallye que l’on doit aider pour le maintenir car il est victime de certaines controverses. Et puis, bien évidemment qu’il me tient à cœur car c’était mon premier rallye à l’époque, avec une Peugeot 106 N2. Cette année-là, la spéciale de Valcolla faisait 14 kilomètres, une vraie institution qui portait une vraie valeur au Championnat Suisse des Rallyes.

Par le passé tu as aussi participé à d’autres rallyes comme par exemple le Rallye du Mont-Blanc. Mais c’était assez rare… pourquoi ?
J'ai vu en tant que spectateur le Rallye du Mont-Blanc en 2005. Je m’étais promis de le faire dès que j’en aurai l’opportunité. En 2012, mon ami Ruben Bossi, qui est actuellement mon fidèle copilote, avait décidé de commencer à rouler je lui ai proposé de s’asseoir à ma droite et commencer sa carrière avec ce rallye d’une certaine importance. Il l’a accepté et je n’ai pas de peine à dire que c’est le plus beau et le plus complet des rallyes auquel j’ai participé. Il y avait beaucoup de difficultés et du rapide, ce qui n’était pas chose aisée, mais franchir la ligne d’arrivée était un rêve. Depuis, on a toujours roulé avec Ruben et nous avons une très forte amitié qui s’est créée au fil des rallyes car nous partageons cette même passion.

Est-ce qu’on te reverra sur une autre épreuve que le Rally del Ticino cette année ?
Ce n’est pas prévu. Je suis devenu père de jumeaux et j’ai passablement d’engagements personnels et professionnels… je n’y arriverai pas, mais me réjouis de ce rallye à domicile !

Cette année, le Rallye du Tessin augmente son parcours avec une nouvelle spéciale et un nombre de kilomètres légèrement rallongé. Tu te rappelles de l’époque du « Rally de Lugano » comme les autres rallyes du Championnat Suisse ? Tu penses qu’on pourra une nouvelle fois revoir toutes ces spéciales ?
Je me souviens bien du Rally de Lugano en tant que spectateur étant donné que j’étais encore mineur à cette époque-là. Ma passion pour les rallyes est née sur la spéciale de Pedrinate, qui aura lieu vendredi 23 juin cette année. A l’époque, elle était beaucoup plus longue et il y avait aussi de la descente. Je suis très heureux que l'organisateur ait réussi à inclure de nouveau quelques kilomètres dans la région du « Mendrisiotto ». C’est un signe positif pour tous les fans et pour la population qui apprécie la course. Malheureusement, en tant que tessinois, nous devons faire face à de nombreux opposants du rallye qui, chaque année, pensent que l’élimination du rallye équivaut à résoudre tous les problèmes écologiques du Tessin. De cette façon, ils irritent les participants et surtout l’organisateur qui, je l’espère, reste motivé et continue de trouver des motivations à tous les niveaux pour continuer à organiser ce beau rallye. Par contre, je pense qu’il sera difficile de revoir le Rally del Ticino comme à l’époque à cause notamment des pressions de toute part.

Tu seras une nouvelle fois au départ avec une Clio Williams ?        
Je serai effectivement au départ avec une Clio… mais j’ai réussi à réaliser un rêve ! Cette année, grâce au team FR Special Cars, j’ai l’occasion d’être au départ au volant d’une Clio S1600 ! Nous allons nous faire plaisir et soutenir ainsi ce beau rallye à la maison.

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L'an dernier, c'est Danilo Pin qui roulait avec cette Clio S1600 que Daniel Alliata étrennera cette année.

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