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[MONT-BLANC] Gillet roi des suisses, Courtois triomphe en Clio R3T Alps Trophy

Danstesques, délicates, pluvieuses. Les qualificatifs utilisés pour retranscrire les conditions météorologiques du Rallye du Mont-Blanc ont très souvent tourné autour de la pluie et du brouillard qui ont passablement brouillé les cartes du 69ème Rallye du Mont-Blanc qui a eu lieu ce week-end dans la région de Morzine. Plus d'une dizaines d'helvètes avaient franchi la frontière afin de participer à ce rallye mythique et au plateau toujours aussi relevé, la preuve avec pas moins d'une vingtaine de R5 au départ notamment. Au final, c'est Yoan Bonato (Citroën DS3 R5), déjà vainqueur l'an dernier, qui a conclu les 200 kilomètres au programme en tête. Il a été suivi par Lionel Baud (Citroën DS3 WRC) et Quentin Giordano (Skoda Fabia R5). Du côté suisse, c'est Olivier Gillet, "le funambule de Sainte-Croix" comme il était appelé par le passé, qui a réussi un exploit au volant de sa Porsche 997 GT3. Sa voiture, de type propulsion, s'est révélée pas vraiment adaptée aux conditions climatiques difficiles de cette édition 2017. Néanmoins, malgré cet handicap sur le papier, le duo Gillet/Helfer n'a pas fait dans la demi-mesure. Dès la première spéciale, il enfonce le clou et démontre qu'il faudra compter sur lui, s'offrant même le luxe de dépasser trois concurrents partis devant lui dans ce premier chrono de 20 kilomètres. Les dépassements continuent tout au long de la journée pour finalement terminer la première journée au 11ème rang. Un résultat qui satisfait moyennement le copilote qui le dit sur sa page Facebook. Le lendemain, la paire vaudoise continue sur la lancée et remonte encore au classement avec un septièmre rang au final. Seul Patrick Rouillard, au volant également d'une Porsche 997 GT3 le dépasse au final. Un résultat qui mérite d'être souligné tant les routes n'étaient pas optimales pour une voiture comme la sienne. Denis Baillif quant à lui, engagé pour la première fois avec la Fabia R5, termine l'épreuve au 22ème rang, montrant que malgré les conditions, il a su faire face aux difficultés et est monté en puissance au fil des kilomètres. De bonne augure pour une prochaine épreuve au volant de cette belle bête. Côté Clio R3T Alps Trophy, le duo valaisan Ismaël Vuistiner / Florine Kummer dominait l'épreuve avant de toucher une pierre et casser une bielette de direction. Abandon inéluctable pour les leaders du Clio R3T Alps Trophy qui, du même coup, réalisent une bien mauvaise opération comptable puisque chaque spéciale compte pour le résultat final de l'épreuve. C'est donc Olivier Courtois et Hubert Risser, habitués de la compétition alpine, qui ont repris en main le leadership de la coupe monomarque et qui s'imposent ainsi à Morzine, ce qui leur permet de se relancer dans la course à la victoire finale qui représente un Monte-Carlo au volant de cette voiture en janvier 2018. Dans cette même catégorie, Philippe Broussoux termine deuxième alors que Jean-Pierre Gatti conclut le classement du Clio R3T Alps Trophy.
Hors coupe, Jonathan Scheidegger (Citroën DS3 R3T) s'est montré performant sur ces routes du Mont-Blanc, lui qui avait terminé l'épreuve par un accident l'an dernier. Il s'est rattrapé sur ces routes détrempées, s'offrant une 5ème place de la catégorie R3 et même le deuxième rang de la catégorie si l'on enlève les trois extraterrestres du Clio R3T France, Florian Bernardi, Manu Guigou et Cédric Robert, qui ont terminé aux 11ème, 12ème et 13ème rang. Notre vaudois, lui, termine à la 23ème place, juste derrière Baillif. Avec sa Subaru Impreza, Patrick Muller conclut le Rallye du Mont-Blanc à la 33ème place du général. En catégorie R2, les pilotes étaient nombreux à l'image de Patrick Bagnoud (Citroën C2) qui remporte sa classe, toutes nationalités confondues. Un résultat mérité tant le pilote genevois s'est craché dans les gants pour y arriver. Dès l'entame du rallye, l'helvète a pris en main la classe, se plaçant d'abord sur la troisième marche du podium avant de remonter et terminer à ce 38ème rang au général, synonyme de victoire en R2. Non loin derrière lui, Yvan Thierrin (Peugeot 208) qui ne cachait pas avoir vécu des conditions dantesques comme il ne l'avait jamais vu, se place au troisième rang de la classe sur plus d'une dizaine de partants. Un résultat satisfaisant pour l'autre genevois du plateau. Cette classe R2 "suisse" a vu également le 60ème rang final - 8ème de classe - pour Marc Isenegger (Peugeot 208), juste devant Romain Corti (Peugeot 208) qui - pour son troisième rallye de sa carrière - a connu des conditions délicates. Il s'en sort néanmoins en franchissant la ligne d'arrivée de Morzine. Michel Nicollier (Renault Clio R3) quant à lui a conjuré le mauvais sort. Sorti l'an dernier dans la longue spéciale de la Côte d'Arbroz, le pilote Renault a passé à travers les embûches - et pourtant elles étaient nombreuses - de cette édition 2017 pour conclure l'épreuve au 63ème rang. En clair, tous les pilotes suisses inscrits en moderne ont franchi la ligne d'arrivée. Un beau résultat, qui n'est hélas pas du même acabit dans la catégorie du VHC où plusieurs abandons sont à signaler, à commencer par Guy Trolliet (Porsche 911), absent au départ en raison d'un moteur défaillant. Pascal Bachmann (Ford Escort) a quant à lui débuté l'épreuve, et il l'a même très bien débuté, se plaçant au troisième rang du général avant de devoir malheureusement abandonner après l'ES 7, la faute à une pièce de l'embrayage qui a rendu l'âme. Dommage pour l'helvète qui s'est montré rapide et efficace au volant de sa RS 2000. Du coup, après les deux abandons précités, c'est Bruno Rizzi (Ford Escort MK1) qui a porté le plus haut les couleurs helvétiques au moment de franchir le podium de l'Office du Tourisme de Morzine. Le neuchâtelois termine au 6ème rang du VHC et à la première place de sa catégorie.

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