banner cimagine.jpg

Immersion chez SimulRacing, nouveau partenaire inforallye.ch

Derrière la porte de SimulRacing à Charrat, en Valais, tout proche de Martigny, se cache Fabien Aubert. Ce passionné de sport automobile a voulu se lancer dans une aventure entreprenariale. Il a choisi de le faire en montant une structure de simulation autour de la course motorisée. Le trentenaire est motivé et déborde d'idées et d'envies. C'est pour cette raison qu'il n'a pas hésité une seule seconde à répondre positivement à la demande d'inforallye.ch et de rejoindre la liste des partenaires du site référence en termes de rallye helvétique. Cette année, le Challenge inforallye.ch sera relancé avec des sessions de roulage auprès de SimulRacing à gagner. Et grâce au soutien important de la start-up valaisanne, inforallye.ch est également en mesure de relancer un concours ouvert à tous, sur toutes les manches du Championnat Suisse avec, à la clé, des sessions auprès de SimulRacing. Avant de vous détailler plus concrètement ces différents prix dans les semaines à venir, nous sommes partis à la rencontre de Fabien afin de faire connaissance avec lui, son univers mais aussi SimulRacing en général. Interview.

Fabien, peux-tu te présenter en quelques mots.
J’ai 31 ans et je suis né à Nyon dans le canton de Vaud. Après ma scolarité obligatoire, j’ai commencé un apprentissage de réparateur automobile avec l’obtention du CFC. Par la suite et depuis une dizaine d’années je travaille toujours dans le domaine automobile, j’ai exercé comme conseiller de vente, conseiller service après-vente et gestionnaire en pièces détachées, mon emploi actuel et parallèle à SimulRacing.

Pourquoi avoir choisi de monter ce projet ?
Premièrement par passion, et deuxièmement par objectif personnel. Je suis passionné depuis de nombreuses années par l’automobile et les sports mécaniques. J’ai toujours eu dans un coin de ma tête, l’envie de créer une société. Je suis une personne ambitieuse qui aime les responsabilités et les nouveaux défis, mais pour réussir à mettre un projet sur pied, il faut être passionné. Finalement à travers ces simulateurs, j’ai trouvé le bon ‘’setup’’, l’automobile et les sport mécaniques réunis.

Fabien 002 Copier

Pourquoi avoir choisi Charrat ?
La rencontre avec ma femme, originaire de Charrat a été l’origine de ma venue dans le canton du Valais. Lors de la recherche des locaux pour créer le centre, le destin s’en est un peu mêlé car un ami proche qui possédait ce local à Charrat a rejoint les étoiles. Une période difficile à traverser car nous avions tous les deux des projets liés au sport automobile et nous en parlions régulièrement, d’ailleurs je comptais sur lui pour m’épauler un jour dans ce beau projet. Après son départ, mon envie de terminer ce qu’il avait commencé à cet endroit a été très forte, cela m’a donc donné la possibilité de créer SimulRacing à Charrat. Aujourd’hui quand je vois le résultat c’est une grande fierté, je suis persuadé que depuis là-haut, il est très fier de ce qu’est devenu, comme il le disait si bien ‘’son local’’.

Peux-tu nous présenter le concept de SimulRacing et qu’est-ce qu’on y trouve ?
Chez SimulRacing on y trouve deux simulateurs de pilotage, un simulateur BASIC avec son châssis statique et un simulateur PRO avec son châssis dynamique monté sur 4 vérins hydrauliques qui ont la grande faculté de reproduire les mouvements des voitures de course. Le simulateur PRO est équipé en supplément d’une boîte séquentielle, d’une boîte en H, d’un frein à main hydraulique, d’un harnais 4 points et d’un système de conduite spécialement adapté pour les personnes paraplégiques. Formule 1, GT3, Rallye, Drift, Rallycross, Nascar, course de côte, il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts !

Cokpit 002 Copier

Depuis quand le projet a germé dans ta tête ?
L’idée du projet est née en début d’année 2016. Après avoir mis sur pied un business plan, étudier tous les critères de création dans les moindres détails et contacter les organes divers pour budgétiser la création du centre, l’heure était venue de réunir la totalité du budget. C’est en lançant une campagne de crowdfunding (financement participatif) au départ du Rallye du Chablais 2017 que j’ai pu récolter grâce à de nombreux généreux contributeurs, la somme nécessaire pour soulager les frais initiaux et me permettre ainsi de valider le projet SimulRacing.

En quoi le simulateur est top pour les pilotes ?
Le simulateur est un excellent outil de travail car il permet aux pilotes de pouvoir maintenir son niveau de pilotage entre les courses ou pendant la pause hivernale et à moindres frais. Il est aussi possible d’entrainer les équipages en rallye pour la prise et la dictée des notes. Nous avons pu travailler cela avec Nicolas Lathion et son futur copilote Yannick Schriber avec qui il n’a encore jamais roulé et certaines erreurs ont déjà pu être corrigées avant même d’être dans la voiture de course. Les réflexes, la concentration, le regard, la gestuelle et un peu le physique sont aussi au programme. Pour aller encore un peu plus loin, les réglages des voitures sont nombreux pour les pilotes pointilleux et le système de télémétrie et à disposition pour mieux comprendre les réglages et les tours de piste effectués.

Est-ce que Simul Racing est ouvert à tous ?
Passionné de pilotage ou simple amateur, SimulRacing est ouvert à tout public. Il est possible d’y organiser des événements tél que des sorties de groupe, des anniversaires et des sorties d’entreprise. Pour les enfants, le simulateur BASIC est accessible dès 8 ans et le simulateur PRO dès environ 14 ans. En fonction de la taille de l’enfant, ces conditions pourraient varier, par exemple un enfant de 12 ans de grande taille pourrait rouler sur le simulateur PRO.

Si tu devais donner 3 raisons de venir chez SimulRacing, quelle serait-elle ?
La première raison est celle de découvrir ce monde à sensations remplies de réalisme. La deuxième raison est de pouvoir passer un moment agréable et diversifiant dans une structure de passionnés, seuls ou entre amis. La troisième raison est la flexibilité de SimulRacing. Le centre est ouvert à tout le monde, de la personne qui a comme objectif de faire des chronos ou de maintenir son niveau de pilotage, à celle qui veut simplement apprendre les bases ou simplement s’amuser. Nous nous adaptons aux souhaits de nos clients pour que chacun y trouve un maximum de plaisir.

20615618 1925596964395901 409315079995710227 o

Peux-tu nous expliquer le concept de sponsoring qui a été mis en place avec Nicolas Lathion ? Pour les autres équipages engagés, tu peux proposer également des solutions ?
En effet, SimulRacing a le plaisir de pouvoir soutenir les pilotes que cela soit en circuit, rallye, drift ou karting. Pour commencer nous organisons un entretien avec le pilote et nous lui proposons pour le moment des heures de pilotages en fonction de son championnat et du nombre de courses annuelles. Un soutien médiatique au pilote et son team est aussi fait sur notre site internet et notre page Facebook. En contrepartie, le pilote s’engage à coller des autocollants SimulRacing sur sa voiture de course, à parler de SimulRacing sur sa page Facebook et son site internet, en y joignant un lien et logo redirigeant sur le site internet de SimulRacing. Mais ces conditions peuvent varier, c’est la raison pour laquelle nous nous entretenons directement avec le pilote pour y trouver un bon terrain d’entente.

Est-ce qu’on te verra une fois derrière un volant, voire comme copilote ?
En tant que pilote, c’est un rêve depuis longtemps, j’espère un jour pouvoir en faire ! En tant que copilote, pourquoi pas ! L’expérience ne pourrait être qu’enrichissante, j’ai un grand respect pour les copilotes car ils sont souvent dans l’ombre du pilote, pourtant ils ont une grande responsabilité sur leurs épaules.

Est-ce que tu suis le championnat suisse des rallyes ?
Bien sûr, malgré un emploi du temps très chargé dû à ma double activité, je suis du mieux que possible le Championnat Suisse des Rallyes ainsi que les manches WRC. J’ai commencé à suivre le rallye et à en tomber amoureux au courant de l’année 2006 lorsque j’ai rencontré par hasard Sébastien Loeb, ça été l’élément déclencheur et cela m’a fait prendre une nouvelle direction ma vie.

[JUNIOR] Léo Gury & Maximilien Lambert, nouvel équipage en R1

Chaque année, de nouveaux équipages rejoignent les rangs du Championnat Suisse des Rallyes à l'image de Léo Gury et Maximilien Lambert qui seront au départ de la prochaine saison et ce, dans le cadre du Championnat Suisse Rallye Junior. L'occasion pour inforallye.ch de rencontrer le pilote, Léo Gury, fils d'un certain Marc, bien connu dans le milieu car lui aussi a été pilote dans les années 90, au volant notamment d'une Opel Kadett groupe A. Pour les débuts de son fils, c'est avec une DS3 R1 que l'aventure aura lieu, une DS3 que l'on a déjà vu ici en Suisse. Rencontre.

Léo, peux te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Léo Gury, j'ai 21 ans, je suis mécatronicien automobile et passionné par les voitures. J'habite à Saignelégier, centre névralgique du Critérium Jurassien.

Quel est ton parcours en sport automobile ?
Mon parcours est assez simple. J'ai fait 4 slaloms durant la saison 2016 au volant d'une Opel Corsa OPC. Je les ai fait pour obtenir ma licence et c'était avec énormément de plaisir! J'ai vraiment hâte de rouler à nouveau, surtout en rallye.

Depuis quand apprécies-tu et suis-tu les rallyes ?
J'ai toujours apprécié le rallye, cette passion me vient de mon père qui a commencer à rouler en rallye il y a maintenant 30 ans. Je suis le rallye depuis que je suis tout petit, aller voir en famille ou suivre depuis la maison, peu importe, j'ai ça dans le sang. Plus j'ai grandi et plus j'ai eu envie de suivre les traces de mon père. Il a d’ailleurs toujours eu envie que je me lance et cette fois, ça y est!

Tu seras l’un des animateurs du Championnat Junior en 2018. Avec une voiture que l’on connait bien ici en Suisse ?
(rires) Oui j'espère animer un peu la compétition mais avant tout, je veux me faire plaisir et acquérir de l'expérience. Je vais prendre le départ du Championnat Suisse Rallye Junior en Citroën DS3 R1 que j'ai acheté récemment auprès de Sacha Althaus. Si tous se passe bien, je devrais participer à l'entier du championnat… mais rien n'est jamais sûr en rallye.

IMG 2130

Comment te prépares-tu pour cette nouvelle échéance ?
Je prépare cette saison depuis un moment maintenant. Il a fallu trouver une voiture, s'équiper, chercher des sponsors et se préparer physiquement. L'attente du début de la saison est longue et je suis vraiment impatient de me lancer enfin dans le monde du rallye. Ça approche gentiment et c'est pourquoi je ferai une séance d'essai le 24 février au circuit de Bresse. Ce sera mon premier vrai test avec cette voiture et bien évidemment, je me réjouis beaucoup !

Qui t’accompagnera dans cette aventure du rallye ?
A mes côtés, je vais pouvoir compter sur mon cousin Maximilien Lambert qui débute aussi dans le monde du rallye. Ça va être un vrai défi de se lancer les deux, mais on a la chance d'être très bien entouré pour cela. Tout comme moi, il a CFC de mécatronicien automobile, ce qui est un plus pour tous les deux et pour notre saison.

Si on remonte dans tes souvenirs… jusqu’à présent si tu devais nous donner un moment – lié au rallye bien sûr - qui t’a marqué, c’est lequel ?
J'ai beaucoup de souvenirs de rallye mais si je devais en dire un seul, ce serait notre voyage l'été passé au rallye WRC de Finlande. C'était vraiment incroyable de voir tous ces pilotes rouler comme des fous sur la terre finlandaise.

IMG 2129

[CÔTÉ COPILOTE] "Piloter n'était pas fait pour moi"

Parmi les navigateurs du Championnat Suisse des Rallyes, Gaëtan Lathion pourrait prendre une place de choix puisqu'il a décidé de reprendre, à la volée, le Cours de Navigateurs depuis deux ans au moment où celui-ci a risqué de disparaitre, faute d'équipe dirigeante. Mais Gatchon, le nom sous lequel il est souvent reconnu dans les paddocks, n'est pas de ce genre-là. Il reste humble et reconnait allègrement que le rallye est un petit milieu qui n'a pas besoin de ce genre de privilèges. On apprécie tous le même sport et on l'aime, en tant que vrai passionné, point barre.
C'est cette philosophie, celle d'un rallye sans prise de tête, que Gatchon mettra en avant lors du prochain Cours de Navigateurs qui aura lieu le samedi 10 mars à Gollion (VD). Des places sont encore disponibles pour ceux qui le souhaitent pour cette édition 2018 en cliquant sur le lien ci-dessus. En attendant cette échéance, le valaisan a répondu à nos questions. Rencontre.

Combien as-tu fais de rallyes en tant que co-pilote ?
Je suis à 16 épreuves en tant que navigateur.

Pourquoi avoir choisi le siège de co-pilote ?    
Au-delà du fait que je suis la progéniture d'un ancien navigateur qui l’a été dans les années 80, j'ai été convaincu par le travail qui doit être fourni par le co-pilote au sein de l'équipage, c'est celui dont on ne parle peu (discrétion), mais qui fait, dans la majorité des cas, toute la différence. Cela demande beaucoup de rigueur et de précision... et j'adore ça !

Qu'est ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du co-pilote ?
Tout est intéressant pour celui qui se trouve dans le baquet de droite. La préparation d'un rallye est toujours intéressante. De l'inscription à la prise de connaissance des cartes des ES et même des routes que l'on doit emprunter en routier, essentiellement sur les manches étrangères à la Suisse, où nous ne sommes jamais rendus.

Est-ce qu'il y a des côtés négatifs dans le rôle du navigateur ?
Me concernant, je ne vois que des côtés positifs.

Un jour derrière le volant ?
(Rires) J'ai débuté le rallye derrière le volant, j'ai couru 3 Rallye Inernational du Valais à ce poste pour ne rallier qu'une seule fois l'arrivée. Honnêtement, je crois que cela n'est pas fait pour moi. Je prends réellement tout autant de plaisirs en étant assis à côtés.

Quels sont tes projets pour 2018 ?
J’en ai quelques-uns… Avec le titre de Champion Suisse Junior acquis cette année, deux manches du Championnat Suisse nous sont offertes par Renault Suisse à bord d'une Clio R3T. Cependant quelques offres me sont parvenues dans l'intervalle afin d'effectuer le Championnat Suisse 2018 au complet et j'ai accepté celle de Joël Rappaz avec qui j'ai déjà roulé au Valais dernier. Je me réjouis déjà ! Mais je n'oublie pas non plus que dans ce sport, nous ne sommes que des amateurs, il faut savoir concilier vie de famille, vie professionnelle et les loisirs.

13559192 607250196116208 7847860649183382753 o
Photo, Championnat Suisse Rallye Junior

Damien Jeannerat s'offre un joli cadeau pour ses 30 ans

Direction Montenol aujourd'hui à la rencontre de Damien Jeannerat qui se prépare à l'échéance de la mi-avril avec un sourire jusque derrière les oreilles, mais aussi avec une certaine appréhension. Après quelques années de pause en raison de la situation familiale qui a changé, le jurassien revient aux affaires, au volant d'une Peugeot 208 R2 à l'occasion d'un jubilé. Nous l'avons rencontré.

Damien, quel est ton parcours en sport automobile ?
J’ai débuté ma carrière en 2007 au Slalom du Bas-Monsieur en local avec une Opel Corsa B. Comme j’étais encore apprenti, je n’ai fait que quelques slaloms les années suivantes et ce, jusqu’en 2010.
Cette année-là, Pablo Marchand me demande pour le naviguer pour son premier rallye, ce que j’ai accepté. C’était dans le cadre du Critérium Jurassien avec une Peugeot 106 Rallye N1. On a aussi fait le Rallye Vosgien et l’expérience m’a plu. Du coup, après cette expérience, je me suis demandé pourquoi ne pas rouler en tant que pilote et je me suis lancé en 2011 dans la grande aventure avec la Corsa sur les routes du Critérium Jurassien. Ca s’est soldé hélas par une sortie de route. Mais grâce à des copains, on a remonté une autre Corsa pour faire Les Rangiers et j’ai continué à faire cette course de côte, le Crité et quelques slaloms jusqu’en 2014.

1497822 609580385784269 4975777942981583022 o
Photo, Gilles Chatelain

Désormais, tu as annoncé ta participation au Critérium avec une Peugeot 208 R2. Pourquoi ce choix ?
L’an passé, j’ai fait 3 slaloms avec ma Corse que nous avons fait évoluer en groupe InterSwiss. Du coup, il n’était plus possible de la rouler en rallye et en plus malheureusement, je l’ai mise sur le toit au dernier slalom. J’ai opté du coup pour une 208 R2 car je voulais me faire vraiment plaisir une fois, rouler une voiture actuelle et performante en restant dans un budget accessible. La 208 semble être un bon compromis pour cela.

Ca n’a pas été trop long d’attendre depuis ton dernier rallye ?
Oui ça a été long, mais avec deux enfants qui sont arrivés entre temps et la reprise du domaine agricole de mon père, il faut dire que les journées sont bien remplies et au final, 3 ans, ça passe très vite.

Avec l’arrivée de cette échéance, comment t’es-tu préparé ?
Je n’ai pas vraiment le temps de me préparer en réalité… je me réjouis surtout (rires). Et comme c’est une location, je n’ai rien à préparer sur la voiture. Ça fait bizarre (sourire). Les autres années, c’était le stress… on était toujours prêt seulement quelques jours avant le départ et fatigués de passer autant de soirée au garage.

C’est une autre Jeannerat qui sera à tes côtés, une certaine Alice. Un lien familial ?
Oui, c’est effectivement ma sœur. C’est elle qui m’a motivé à aller de l’avant avec ce projet. Elle a déjà navigué ces dernières années et comme j’ai déjà eu 4 copilotes différents, ça ne me fait pas peur d’avoir quelqu’un d’autre à nouveau.

Au fait, pourquoi le rallye plutôt qu’une autre discipline ?
Petit, j’allais voir le Critérium qui passait jusqu’à côté de chez moi et plus tard il y avait passablement de jeunes, en tout cas cinq ou six, de la région du Clos-du-Doubs qui faisait du rallye et je crois que c’est de les voir qui m’a donné envie de faire la même chose. Je pense que c’est la discipline la plus aboutie et on ne retrouve pas cette ambiance d’équipages, d’assistance, etc. dans les autres disciplines.

Afin de participer à ce rallye, tu as mis en place un souper de soutien. Peux-tu nous en dire plus ?
Il aura lieu à Montenol, dans mon village. Il est prévu un apéritif, offert, dès 18h00 puis une fondue chinoise et un dessert. Il y aura également un bar, des vidéos et quelques jeux. Le prix est fixé à 60.- par personne. Les inscriptions ont lieu via Facebook ou au 079 485 89 90.

Et la suite de ta saison, elle sera articulée comment ?
Il était prévu de rouler la Corsa en côte et en slalom, mais vu son état… il y a du boulot encore.
Ce Critérium en 208, c’est un peu un cadeau de mes 30 ans. J’ai rien prévu d’autre pour cette année en ce sens.

10256570 653162251419073 6830014702729354096 o

[JUNIOR] Guillaume Girolamo & Jérémy Michellod en 208 R2

A un bon mois et demi du départ de la saison, les premiers contours du plateau 2018 font surface à l'image de Guillaume Girolamo qui annonce sa participation au Championnat Suisse Rallye Junior en Peugeot 208 R2. Le jeune valaisan de 20 ans s'offre l'occasion de changer de catégorie après une première saison au volant d'un véhicule de la catégorie R1. Pour inforallye.ch, il revient sur sa première saison, ses impressions au volant d'une voiture de course, l'aide de son papa - ancien pilote de rallye - et la complicité qu'il a acquis avec son navigateur.
Et n'oubliez pas de réserver la date du 3 mars prochain. Le duo Girolamo / Michellod vous propose de participer à leur souper de soutien à Haute-Nendaz. Plus d'infos ci-dessous.

Guillaume, si on fait le bilan après une première saison en rallye, qu’est-ce que tu peux nous en dire ?
Cette première saison avait pour but la découverte du rallye et entre autres pour savoir si ce sport nous plaisait. C’était une première saison parfaite pour ma part. On a découvert ce sport qui nous plaisait énormément, De plus, on a même pu monter sur le podium du Championnat Suisse Rallye Junior dans la catégorie R1. Pour ma part, c’est comme je le pensais, avec des choses dont on ne voit pas de l’extérieur comme par exemple les reconnaissances et les pointages, mais ce que j’ai surtout vu, c’est l’énorme plaisir pour l’occasion.

On a parlé en début de saison du côté atypique de votre équipage avec Jérémy Michellod puisque vos 2 papas avaient déjà roulé ensemble par le passé. C’était un pari gagnant on peut dire en voyant les résultats ?
Oui, on voulait tenter le pari car on avait la même motivation avec Jérémy et ce fut une réussite. On s’entend bien avec pas mal de fou rire et quand même de la concentration lors des spéciales. En ce qui concerne les résultats, on a eu aussi pas mal de chance car on a eu aucune casse mécanique et aucune sortie de route.

Ton papa a été un rallyman expérimenté avec des résultats qui restent dans les mémoires. Son expérience a été bénéfique cette saison ?
Oui mon papa a été à mes côtés sur plusieurs rallyes et j’ai pu compter sur ses conseils pour les choix de pneus et les diverses questions que j’avais au fil des rallyes. Il n’était pas toujours présent car avec le garage il faut tout de même quelqu’un qui reste travailler (rires). Par contre, cette année, il sera présent sur toute la saison normalement.

En 2017 tu as roulé avec une DS3 R1 dans le cadre du Junior. Cette année, ce sera la catégorie supérieure déjà avec la 208 R2. Pourquoi ce choix ? Une année en « petite cylindrée » était suffisante pour l’apprentissage ?
L’an dernier, on a tenté l’expérience avec une DS3 R1 de chez Tre Antenne. C’est une voiture qui m’a assez étonné au niveau du châssis et qui est très bonne pour débuter en rallye. Avec son petit moteur dans les montées, on apprend à ne pas lâchez les gaz pour perdre le moins de temps possible.
Désormais, on a décidé de faire l’acquisition d’une Peugeot 208 R2 car pour ma part je préfère faire plusieurs année avec une R2 qui possède un châssis et un moteur beaucoup plus compétitifs pour le rallye que de rester dans une R1 avec laquelle on atteint assez rapidement le maximum.

208 article 002
Cette 2ème saison de Junior pour toi s’annonce plutôt bien fournie avec plusieurs pilotes déjà intéressés dont notamment le frangin de ton navigateur, à savoir Jo Michellod, qui sera l’un des favoris au titre de Champion Junior 2018. Tu aimes quand la concurrence est féroce ?
Oui, cette saison s’annonce magnifique car la concurrence et le nombre de R2 sera élevée. On va commencer la saison comme l’année passée avec pour but de finir le plus de rallye sur la saison et apprendre avec cette voiture qui est totalement différente. On aura la chance d’avoir plusieurs juniors qui roulaient en R1 l’année passée et qui n’ont quasiment pas d’expérience sur une R2. En ce qui concerne Jonathan, j’espère pour lui que cette année sera la bonne pour le titre. On verra après deux manches où on se situera par rapport à lui et à Niki Buhler, mais comme je le dis, notre but cette année est l’apprentissage.

Tu organises un souper de soutien début mars. Peux-tu nous en dire plus ?
En effet, notre souper de soutien aura lieu le samedi 3 mars 2018 à la Salle du Centre sportif de Haute-Nendaz. Plusieurs surprises seront de la partie ainsi que la présentation de la nouvelle voiture. Pour ce qui est des informations tout se passe sur notre page Facebook Team Girolamo-Michellod. Les inscriptions se font par message ou appel au 0774073313. On compte sur vous pour pouvoir finaliser notre budget pour la participation de la saison 2018.

Avant d'acquérir cette voiture, Guillaume a testé la voiture lors d'une séance d'essai organisée en France. A découvrir en vidéo ci-dessous.

[CÔTÉ COPILOTE] 125 rallyes au compteur d'Anderson Levratti

Anderson Levratti est un des animateurs du Championnat Suisse même si le drapeau français trône à côté de son nom sur les voitures de course de Michaël Burri principalement, mais aussi celle de son père Olivier. C'est d'ailleurs Anderson qui dictera les notes à Olivier à l'occasion de son 20ème Rallye Monte-Carlo ce week-end. Avant de prendre la direction de Gap, on prend le pouls avec Anderson qui s'est gentiment prêté au jeu des questions/réponses pour inforallye.ch. Il nous livre ce qui le pousse le plus à être copilote, sa frustration de ne pas être considéré au niveau des classements helvétiques en raison de son statut d'étranger, mais aussi de sa volonté d'un rallye au volant et Michaël aux notes... tout un programme !

Si vous aussi vous souhaitez devenir copilote, ou si le monde du rallye vous intéresse, n'oubliez pas le Cours de Navigateurs qui aura lieu le samedi 10 mars à Gollion (VD). Ce cours théorique et pratique, ouvert à tous, permet de s'immiscer dans le monde du rallye et en savoir plus. Un cours "quasi obligatoire" pour les futurs pilotes ou copilotes en herbe, afin de tout connaitre de ce sport magnifique mais parfois complexe.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
Le Rallye Monte-Carlo sera mon 125ème rallye depuis mes débuts en 2008.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Tout d'abord car c'était pour moi la seule opportunité de monter dans une auto de course, puis au fil des rallyes j'ai pris de plus en plus de plaisir à organiser les courses, annoncer les notes et au final aujourd'hui, pour rien au monde, j'arrêterai de copiloter !

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
Il y a énormément de choses intéressantes. La préparation est très intéressante et apporte énormément lors des reconnaissances et pendant le rallye. Dans l'auto, c'est également très intéressant dans la stratégie de course, lorsque l'on prend part au choix des pneus, aux réglages sans oublier bien sûr le pied que l'on prend à annoncer les notes au bon moment, dans le bon tempo… c'est exceptionnel !

Est-ce qu'il y a des côtés quelque peu négatif dans le rôle du navigateur ?
Bien sûr il y en a notamment quand il faut supporter les humeurs du pilote, le fait qu'un copilote manque énormément de reconnaissance notamment de la part des Fédération comme on peut le voir en mondial avec Ingrassia qui n'a pas du tout la même coupe qu’Ogier, mais aussi et en France ou seulement 2-3 copilotes sont invités à la remise des prix, sans oublier malheureusement la Suisse où l'on remarque que les copilote étrangers ne sont pas titrés car ils ne sont pas suisses alors qu'en France un étranger qui fait le championnat sera champion et son copilote aussi. Et c'est vraiment dommage car lorsqu'on prend une liste des engagés en Suisse, on remarque qu'il y a plus en plus de copilote étranger ...

Tu adores le rôle de copilote, mais est-ce qu’un jour on te verra tout de même derrière le volant ?
Ça a déjà été le cas en 2013 où j'ai eu la chance de participer à un rallye au volant. Malheureusement ça s'est arrêté trop tôt dû à un problème mécanique. J'espère pouvoir en faire un ou deux au volant en 2018, dont un avec Michael Burri en copilote… C'est un pari que nous avions fait lors du Rallye du Valais 2014. Il va falloir maintenant le réaliser … à la plus grande déception de Michael qui a énormément peur à droite !!

Après ce Monte-Carlo aux côtés d’Olivier, est-ce que tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu défini ?
Pour 2018, il y a déjà 2-3 projets qui se trament et qui devrait aboutir assez rapidement. Avec Michael Burri nous sommes en train de regarder pour repartir en Championnat Suisse, mais j'ai également des propositions pour rouler en championnat de France et en coupe de France. Ca devrait se décanter dans les semaines à venir…

22861556 914186028734671 2126018125675669842 o
Photo, Photos'Lau

Florine Kummer : "C'est plus qu'un rêve de gosse qui nous attend"

Avant de prendre la direction de Gap et de son premier Monte-Carlo, Florine Kummer a partagé un sympathique moment en notre compagnie afin de tout nous dire sur cette première manche en WRC qu'ils vont réaliser avec son homme, Ismaël Vuistiner, ce week-end. Rencontre.

A quelques jours de votre première spéciale au Rallye Monte-Carlo, comment vous sentez-vous ?
Nos sentiments se mélangent entre excitation, appréhension, stress, joie, envie de bien faire, volonté de ne pas décevoir, conviction que nous allons vivre un moment unique, c'est un peu dur à définir mais, en fait, on est vraiment impatient d'y être.

Après la victoire au Rallye du Valais, comment avez-vous ressenti ce succès ? De l’appréhension de prendre part à une manche comme celle-ci ? Une joie incroyable ? Et comment avez-vous fait pour vous préparer au mieux à cette nouvelle échéance ?
On a déjà mis quelques temps à réaliser ce qui venait de se passer. Cela semblait tellement improbable pour nous ! C'est plus qu'un rêve de gosse qui nous attend. On se prépare au mieux, on a dû gérer une organisation bien plus importante qu'habituellement. On essaie de bien se reposer, de bien s’alimenter, on fait tout pour être en bonne condition physique avant d’aborder ce grand rendez-vous. Entre les reconnaissances et la course c’est un gros défi tant sur le plan physique que de la concentration qui nous attend, c’est en tout cas ce que nous on dit tous les équipages qui y ont participé.

Rouler sur une manche aussi prestigieuse est toujours quelque chose d’incroyable. Et encore plus quand la participation est un gain on l’imagine. Il y a de la peur ou de l’appréhension par rapport à ce que vous avez entre les mains ? Peur de décevoir Renault Suisse par exemple ?
Oui et non. On est conscient d'avoir la chance de représenter Renault Suisse à cette occasion, mais nous allons donner le maximum de nous. On est plus que reconnaissant envers Renault Suisse pour ce magnifique gain mais aussi pour tout ce qu’ils font à travers le Clio R3T Alps Trophy au fil des saisons. Nous n’oublions pas Renault Sport Racing, qui nous a convié à la remise des prix à Paris et qui est également engagé pour l’existence du Clio R3T Alps Trophy, de même que Michelin Motorsport qui nous offre les pneumatiques pour le Monte-Carlo, et l’ensemble des partenaires du trophée dont ETS Racing Fuels et tous les autres.

Parlons de cette voiture, de cette Clio R3T que vous avez connu tout au long de la saison. C’est une voiture qui vous convient ? Est-ce qu’elle est à la hauteur de vos espérances ?
La prise en main n'était pas aisée comme nous n’avions jamais roulé d’auto à moteur turbo ni avec des trains roulants aussi évolués. On a dû apprendre à connaitre la voiture et les réglages mais nous avons été bien aidés par l’équipe Chazel Technologie pour cela. Dès notre 2ème rallye on a vraiment commencé à prendre du plaisir. Les capacités de cette auto sont juste incroyables. Après une saison nous commençons à vraiment prendre la mesure de tout son potentiel.

Quel est l’objectif que vous vous fixez pour le Monte-Carlo ? Et y a-t-il un objectif fixé de la part des organisateurs du Clio R3T Alps Trophy ?
Notre objectif principal est de rallier l'arrivée. Nous n'avons jamais roulé dans des conditions pareilles. Nous allons faire au mieux, prendre du plaisir et de l'expérience. C’est également l’objectif qui nous a été fixé prioritairement par les organisateurs et les partenaires du Clio R3T Alps Trophy. Ils veulent que nous prenions avant toute chose du plaisir, on nous rappelle que c’est un cadeau pour notre victoire et ils attendent que nous soyons à Monaco le dimanche au terme du rallye. Il n’y a aucune pression de ce côté-là, on nous demande de vivre ce Monte-Carlo pleinement. C’est une chance dont nous avons conscience mais nous sommes également des compétiteurs alors…

Au-delà de ce Monte-Carlo, avez-vous déjà une petite idée de votre future saison après une victoire comme celle-ci ? Monter d’une catégorie ? Refaire une saison avec les mêmes bases ? Repartir pour le Clio R3T ?
Comme dit plus haut, nous sommes certains de pouvoir encore énormément apprendre de cette Clio. Nous partons dans l'idée de refaire une saison complète au sein du Clio R3T Alps Trophy car l’ambiance est excellente, les primes plus qu’intéressantes et la voiture performante. Nous commencerons par le Rallye du Gier puis nous prendrons manche après manche en fonction de notre budget. Nous espérons que nous serons nombreux au départ de la saison car plus il y a d’engagés, plus nous progressons les uns et les autres.

19787204 818483238315456 3378629549062989733 o

[CÔTÉ COPILOTE] "Mais qu'est-ce qui se passe dans cet habitacle ?"

Durant l'intersaison, inforallye.ch se penche sur le siège de droite et part à la rencontre de plusieurs navigateurs helvétiques. Aujourd'hui, c'est Quentin Marchand qui a répondu à nos questions. Le jurassien écume les courses automobiles depuis passablement de temps. Il revient pour nous sur ses débuts grâce à une rencontre militaire et ses futurs projets en 2018.

Et si vous aussi vous souhaitez devenir navigateur en rallye, nous vous conseillons fortement de réserver la date du samedi 10 mars 2018. Ce jour-là aura lieu le Cours de Navigateurs qui sera déroulera à Gollion. Vous y apprendrez tous les rouages du métier de copilote. Toutes les informations nécessaires et formulaire d'inscription sur la page spéciale Cours Navigateurs.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
Je suis à 35 rallyes.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Depuis que je suis le rallye (depuis tout petit), je me posais cette question "mais qu'est ce qui se passe dans cet habitacle?". A l'armée, j'ai fait la connaissance d'un certain Cédric Althaus et de fil en aiguille, je me suis retrouvé dans le baquet de droite d'une Clio N3. Je ne me suis jamais posé la question du pourquoi, je me sens plus destiné à monter dans ce baquet-là, je m'y sens bien.

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle de copilote ?
L'osmose, l'alchimie, le déclic... je ne sais pas comment le décrire. Lorsque tu envoies les notes, le moment où ce que tu dis et ce que le pilote fait, ne font plus qu'un. Quand tu arrives à ça, tu le sens et c'est le pied! Donc le plus intéressant dans le rôle de copilote est un ensemble. Mettre tout en œuvre pour y arriver, de la préparation du rallye jusqu'à l'instant où tu es en spéciale et que ce déclic se fait.

Est-ce qu'il y a des côtés négatifs dans le rôle de navigateur ?
Oui et non... Le travail de copilote se fait dans "l'ombre", on n'est moins sur le devant de la scène, mais on reçoit la reconnaissance de la part du pilote et du staff. Dans la pratique, mettre ses notes au propre n'est pas le travail le plus gratifiant, mais on sait qu'on le fait pour aller plus vite en spéciale. Parfois un peu plus de stress que le pilote à cause du timing à gérer, mais de mon côté le stress me stimule positivement. Au final tout est intéressant. Quand on fait son boulot avec passion, on ne voit pas vraiment de côté négatif, mais plutôt des choses à améliorer.

Un jour derrière le volant ?
J'ai déjà effectué deux rallyes au volant, trois courses de côte et une vingtaine de slaloms. Je vais retourner derrière le volant pour participer à nouveau à un ou plusieurs rallyes, car ça me démange, mais sans grande ambition. Je ne sais pas encore quand ce sera ni pour quelle compétition, mais c'est en projet. 

Tes projets 2018 sont déjà quelque peu défini (pilote, voiture, épreuve)?
Ce qui est esquissé est de repartir avec Cyrille Crevoiserat, normalement dans la Fiesta R2T que l'on roulait au Rallye International du Valais 2017. Le programme devrait être tout d'abord un rallye de préparation en France, puis bien sûr le Critérium, ensuite le Chablais et le Valais. Pour le reste de la saison, je vais peut-être faire un peu d'intérim, à voir les disponibilités et les propositions... 

306146 4484245780768 1467362456 n

[CÔTÉ COPILOTE] "J'ai fait copilote à la demande de Seb, sans ambitions"

Cette saison, Sébastien Carron a remporté son troisième titre national après ceux de 2014 et 2016. Cette saison, le baquet de droite du triple champion a été partagé par deux français, Vincent Landais et Jérôme Degout. Avant cela, c'est un homme qui a été le pendant de Sébastien, un certain Lucien Revaz qui a pris quelques minutes pour répondre à nos questions. Il revient sur son parcours, ses joies de partager l'habitacle d'une voiture de rallye et nous explique pourquoi le cours de copilote est pour ainsi dire essentiel à toute personne souhaitant se lancer dans le grand bain. Les inscriptions à ce cours sont ouvertes dès à présent sur la page spéciale ASN.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai fait à ce jour 46 rallyes, avec 9 abandons.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Le rallye pour moi est tout d'abord une histoire d'amitié avec Sébastien. Nous nous connaissons avant d'avoir le permis de conduire… c'est dire si c'est lointain ! Je suis arrivé dans ce siège à la simple demande de Seb, sans aucune ambitions…

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?

Le plus intéressant dans ce rôle ? Bonne question. Je pense qu'il y a tellement de phase dans un rallye. C’est clair, le public nous voit juste le jour de la course mais ça c'est uniquement la pointe de l'iceberg. La préparation, les reconnaissances et bien sûr la course, toutes ces étapes sont très intéressantes parce que - et seulement si elles sont bien faites - le résultat est là au final.

Est-ce qu'il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle du navigateur ?
Je pense que toutes les personnes qui font ce sport sont des gens privilégié à mon sens. Faire du sport automobile demande beaucoup d'engagent soit en temps soit en argent alors trouver du négatif là-dedans.... Ce serait un peu mal venu. Mais peut-être le manque de reconnaissance du public envers les navigateurs. Mais personnellement cela ne me dérange pas.

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Non le rôle de navigateur me plait et je ne pense pas avoir le talent de Sébastien (sourire)

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
La saison 2018 n'est pas définie. Il va y avoir plusieurs facteurs qui vont décider de la suite de ma carrière sportive dans le monde du rallye. J'ai ouvert en entreprise l'année passée et cela me prend beaucoup de temps mais l'envie de faire une ou deux courses est bien là. Avec qui ? Sébastien bien sûr (sourire)

Comme expliqué en introduction, les inscriptions au cours de navigateurs 2018 sont désormais ouvertes. Un cours que tu as suivi par le passé.
Oui j'ai fait le cours en 2001 avant ma première course et à mon avis les cours devraient être obligatoires comme les cours de conduites ou les courses en slalom sont obligatoires pour les pilotes avant d’accéder au rallye. Je pense que le rôle de navigateur ne doit pas être pris à la légère. Et de faire ce cours enlève pas mal d’appréhension avant de mettre le casque sur la tête pour la première fois. Je le conseille donc vivement à toute personne souhaitant se lancer en rallye.

22528422 1317661691677842 6893396428579225274 n
Photo, Sacha Colliard

[CÔTÉ COPILOTE] "En habitant St-Ursanne, comment ne pas être fan de sport auto?"

Direction le Jura à la rencontre de David Comment, passionné de rallye et de course automobile depuis sa plus tendre enfance. Et c'est bien normal quand on est un enfant de St-Ursanne. Avec la seule course de côte du calendrier européen qui passait chaque année devant ses yeux, tout comme d'autres compétitions automobiles d'ailleurs, le jeune David a rapidement voulu monter dans le baquet de droite, pour découvrir le sport, à moindres coûts. Il nous explique son parcours.
Et si vous aussi vous désirez devenir navigateur en herbe, le Cours de Navigateurs ASN vous attend le samedi 10 mars 2018. Les inscriptions sont ouverts pour ce cours que David a suivi en 2005. "C'est très utile et pratique pour comprendre notamment le système de pointage. Je le conseille à tous."

Combien de rallye as-tu réalisé depuis le début de ta carrière ?
Actuellement je suis à 32 rallyes en tant que copilote.


Pourquoi avoir choisi ce rôle ?
Je suis passionnée de sport auto depuis tout petit. En habitant St-Ursanne, c'était difficile de ne pas l'être. Chaque année, deux rallyes passaient par là, un slalom en côte et la Course de Côte des Rangiers dont le départ avait lieu juste en dessous de chez moi. Ensuite dans l'adolescence j'ai intégré le Rally People Team où je réalisais des vidéos et de fil en aiguille, en 2005, Alain Piquerez m'a proposé de me joindre à ses côtés avec la 106 Groupe A. Etant étudiant à l'époque c'était financièrement plus accessible que de me lancer comme pilote.


Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle de copilote ?
J'aime donner ce rythme dans les spéciales, d'aider le pilote à donner le meilleur de lui. Quand tout fonctionne entre les deux et la voiture et que les virages s'enchainent et que tu as à peine le temps de regarder la route, c'est le bonheur avec l'adrénaline au maximum.

Y a-t-il malgré tout des côtés quelque peu négatifs ?
Non je n’en vois pas vraiment, j'aime ce que je fais et j'ai eu de la chance d'avoir navigué des pilotes rapides mais qui, par contre ne prenaient pas tous les risques et roulaient avec la tête sur les épaules. Malgré tout il est vrai que parfois notre rôle, très important dans la voiture, dans la préparation des rallyes, etc. n'est pas tout à fait vu à sa juste valeur.

Un jour, derrière le volant ?
Oui je l’espère un jour ! J'ai toujours cette idée derrière la tête, mais tant que j'ai de la chance de pouvoir rouler dans de belles voitures comme c'est le cas ces dernières années avec Jean-Marc, je continuerai ainsi.

Ton programme 2018 est déjà défini ?
Je serai à nouveau aux côtés de Jean-Marc dans la Ford Fiesta R5. Si tout se passe bien, nous ferons le championnat complet excepté la manche italienne durant l'été. On se réjouit !

10153271 10152373691442375 4860967929887635781 n
David Comment accompagné de son petit, Maxence

[CÔTÉ COPILOTE] "A l'époque, je ne dormais plus pendant 2 semaines"

En un peu plus de deux ans, Michaël Volluz a déjà dépassé la dizaine de rallyes à son compteur. Passionné depuis son plus jeune âge, le valaisan a rapidement mis le pied à l'étrier en testant le siège de droite à différentes occasions avec des pilotes de la région avant de se lancer réellement dans le bain en compagnie de Joël Pitteloud sur les routes du Chablais. Rencontre.

Si vous aussi vous désirez devenir navigateur ou si vous voulez tout simplement connaitre le rallye plus en détail, l'Association Suisse des Navigateurs (ASN) organise chaque année le Cours de Navigateurs - mais également ouverts aux apprentis pilotes - pour tout connaitre de notre sport fétiche. Le prochain cours aura lieu le samedi 10 mars 2018 et les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes.

Combien as-tu fait de rallyes jusqu’à présent en tant que copilote ?
J’ai commencé au Rallye du Chablais 2015 et, à ce jour, j’en ai fait 12.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
J’apprécie ce poste car j’ai toujours aimé depuis petit être assis dans un baquet aux côtés de pilotes expérimentés et ça m’a toujours fait rêver. Les premiers pilotes qui m’ont fait découvrir ce sport de rêve étaient Pascal Rossoz, Laurent Métral, Joël Tissières et mon beau-frère Joël. Lorsque j’allais rouler avec eux, je ne dormais plus une semaine avant et pareil pour celle d’après…

Qu’est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
De pouvoir naviguer avec plusieurs pilotes et plusieurs voitures différentes, de voir différents systèmes de notes. Je trouve ça intéressant pour ma progression. Et le copilote a également une certaine responsabilité, on n’est pas assis à côté pour rien comme certains le pensent.

Est-ce qu’il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle de navigateur ?
Avoir toujours la gueule ouverte ! (rires) Non, mon point le plus négatif, si cela n’est pas vraiment un, c’est que malgré tout les sensations sont là mais pas autant que si on regardait la route du début à la fin de la spéciale. Je trouve qu’il devrait y avoir une petite spéciale par rallye, sans notes, pour faire plaisir aux navigateurs.

Est-ce qu’un jour nous te retrouverons derrière le volant ?
Certainement oui, je vais tout faire pour y arriver en tout cas. Mais je ne me précipite pas trop, je suis bien dans le siège de droite. Quoi qu’il en soit, je commencerai vraisemblablement par faire quelques slaloms avant de m’attaquer à un rallye.

Tu as déjà quelques projets pour 2018 ?
J’aimerai continuer à naviguer sur les routes du Championnat Suisse, mais pour l’instant je ne sais pas encore de quoi sera faite ma saison. Je suis ouvert à toutes propositions. Si le budget le permet, je voudrai aussi faire quelques slaloms pour pouvoir un jour, justement, valider ma licence et faire mon premier rallye.

11168014 10205901441927610 1881293328180405689 n
Michaël Volluz (à droite) lors de son premier rallye en compagnie de Joël Pitteloud

[CÔTÉ COPILOTE] Stéphane Fellay, le Junior... grâce à Jo

Stéphane Fellay est l'un des copilotes les plus actifs. Durant ces six dernières années, le valaisan a toujours réalisé au minimum cinq rallyes. L'an dernier, c'était dans le cadre du Championnat Suisse Rallye Junior qu'il a parcouru avec Jo Michellod et leur Peugeot 208 R2. Adepte de rallye depuis très longtemps et dans le baquet depuis maintenant plus de 10 ans, Stéphane rigole de son statut de Junior, grâce à son pilote. Nous l'avons rencontré.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai dû dépasser les 60 rallyes durant la saison 2017…

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Je me suis dit qu'il fallait commencer par le siège de droite, et j'y suis depuis 13 ans (rires)

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
Le rôle du copilote est très intéressant à mon avis, et très important. En tant de copilote on gère notre pilote et tout le déroulement du rallye. Le plus intéressant c'est lorsque l'osmose est totale dans la voiture et que le pilote n'a presque plus besoin de réfléchir et réagit à notre parole comme un "pantin" dirigé par un marionnettiste. C'est donc une sensation … mais attention ! Ne traitez pas mes pilotes de pantin (rires)

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Non ce n’est pas prévu de passer derrière le volant car je pense que je suis meilleur à droite que derrière le volant et le plaisir est là en course et lorsque le travail d'essayer de faire progresser mes pilotes porte ses fruits. De plus à droite, j'ai la possibilité d'être encore junior, c'est pas peu dire (rires).

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
Pour 2018, je vais faire le Championnat Suisse Junior avec Jo Michellod et sa Peugeot 208… je crois qu'il a accepté de me supporter une année de plus (rires)

18837078 10155372444594568 7719538712722825708 o
Photo, Massimo Prati

[CÔTÉ COPILOTE] Mirjam Jorosch ou Madame Betschen dans le baquet de droite

Ils se sont dit oui récemment. Mirjam Jorosch et Cédric Betschen forment un couple uni et heureux. Un amour à la vie, comme dans le sport automobile puisqu'ils participent ensemble depuis quelques années à plusieurs manches du Championnat Suisse des Rallyes.
Durant cette intersaison, inforallye.ch mettra en lumière plusieurs navigateurs afin de connaitre leur parcours, les raisons qui les ont poussé à devenir copilote mais aussi les contraintes de ce rôle. Mirjam Jorosch est donc la première à s'être prêtée à l'exercice.

Combien as-tu fait de rallyes en tant que copilote ?
J'ai fait 12 rallyes et j'en suis à ma 4ème saison de rallye.

Pourquoi avoir choisi le siège de copilote ?
Je l'ai pas choisi, on m'y a obligé (rires). Plus sérieusement, j'ai fait mon premier rallye en 2014, pour dépanner. Le copilote de Cédric Betschen a dû s'absenter pour raisons professionnelles durant une année. Le siège de droite était donc libre et quand on me l'a proposé, j'ai accepté sans trop savoir dans quoi je m'engageais. J'ai donc fait mon premier rallye avec des anti-vomitifs dans les poches et en annonçant des notes incompréhensibles pour moi !

Qu'est-ce qui est pour toi le plus intéressant dans le rôle du copilote ?
Les spéciales, la concentration, annoncer les notes, la vitesse, la gestion de la course, les routiers, l'ambiance dans la voiture, la préparation du rallye, ... C'est un tout. Mon rôle, c'est de tout réunir afin que le pilote puisse rouler "sans réfléchir". Quand on n’y arrive pas, ça se fait tout de suite remarquer sur le plaisir et les chronos et inversément, quand on a réussi à tout réunir, on atteint ce que Cédric appelle "l'osmose". Pour en revenir à la question, ce qui est intéressant pour moi, c'est de réunir tous les critères qui permettent au pilote de prendre son pied !

Est-ce qu'il y a des côtés quelque peu négatifs dans le rôle du navigateur ?
Durant un rallye, on n’a pas de repos ! Pointages, ravitaillements pour l'équipage, gestion du pilote : On est toujours au taquet ! Après, on le dit souvent, le copilote fait un job dans l'ombre ! Et c'est vrai, on ne parle pas souvent de nous. Faut juste en être conscient, on ne fait pas ce job pour être reconnus mais par passion.

Un jour seras-tu derrière le volant ?
Ne disons jamais « jamais »... mais pour l'instant je suis bien, à l'ombre, dans mon baquet de droite. Je pense que cette place me correspond plus et je m'y sens bien.

Tes projets pour 2018 sont déjà quelque peu définis ?
Nous allons participer au Critérium Jurassien et au Chablais avec Cédric Betschen. La voiture reste encore à définir. Pour le reste de la saison, les idées ne manquent pas, mais on verra !

13315439 10208672772530400 7014900195601372133 n
Photo, Stéphane Constantin, Tintin Photographie

"Après le rallye, on n'avait qu'une seule envie : recommencer"

Tout au long de cette saison, plusieurs équipages novices ont tenté leur chance sur le Championnat Suisse des Rallyes. Parmi eux, celui composé d'Yvan Besançon et Athéna Danzeisen qui ont participé au Rallye du Chablais en juin dernier. L'occasion pour inforallye.ch de leur poser quelques questions avant très certainement de les revoir l'an prochain sur les routes chablaisiennes.

Aténas, qu'est-ce que ça fait d'être au départ de son premier rallye ? Tu étais stressée ?
Inexplicable ! Il faut le vivre ! C’était génial, exciter de pouvoir être là au départ et non spectatrice entourer de grand champion. Stressée oui et peur de l’inconnu, peur de se tromper surtout sur le règlement des rallyes et d’avoir une pénalité mais dans la dictée des notes, j'étais plutôt rassurée, on s'est beaucoup entrainé. Je m’étais mise une pression énorme qui m’a valu une frayeur lors de la fin de la 1ère ES... je ne retrouvais plus notre carnet de contrôle. Il s’était glissé sous le siège ! Ouf !

Les sensations du rallye sont à nul autre pareil... elles sont tellement fortes de ce que l'on entend souvent. Tu as ressenti cette dose d'adrénaline ?
Oh oui ! Une grande émotion, pendant les 3 jours de rallye, à l’arrivée et même avant et encore après le rallye. J’ai ressenti l’adrénaline et j’étais excitée à l’idée que l’on puisse faire notre 1er rallye après 3 ans de préparation. Un rêve plein les yeux ... c'était dur après le rallye car on n'avait qu’une seule envie : d’y retourner.

Si on te dit de remonter dans une voiture de rallye, tu dis oui ? 😉
Un énorme OUI ! Tout de suite, on y va quand ?! Super ambiance entre équipage, organisateur, commissaire, etc… l’accueil était génial. Un énorme merci à tous car sans eux, pas de rallye.

Cher Yvan, toi qui a piloté pour la première fois en rallye. Comment ça s'est passé ?
C'était une découverte pour moi. Découverte de la voiture, de l'organisation d'un rallye et bien sûr du côté émotionnel que cela représente. On a pu vivre la joie du départ, le stress de la météo changeante et une émotion extraordinaire au moment de franchir le podium d'arrivée.

Pourquoi le choix de la 208 ?
La voiture est facile, bien que je suis un pro-Ford, la 208 me donnait plus confiance.

Ce n'était pas trop difficile de se mettre dedans avec une vraie voiture de course pour ton premier rallye ?
Non car la voiture était simple à conduire. Mais bon soyons clair... pour un premier rallye, le potentiel de la voiture a rarement été atteint.

Tu disais sur le podium du Rallye du Chablais qu'à 50 ans, tu as réalisé ton rêve d'il y a 30 ans. Pourquoi avoir dû/attendu autant de temps ?
Le tout premier obstacle était l’argent à 20 ans et j’avais d’autres priorités, les enfants etc…

Quand on débute à 50 ans, y a des ambitions on l'imagine bien différente que celle des Junior qui cherchent la performance. C'est quoi qu'on cherche au plus profond de soi quand on se lance dans une aventure comme celle-ci ?
Le plaisir en rallye pour moi est différent à 50 ans, je recherchais des émotions. Je dois dire que lors du départ de la ES1, j’avais 25 ans et une fois la ligne d’arrivée franchie mon corps m'a rappelé que j’avais 2 fois 25 ans.

Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Les reconnaissances ? La prise de note ? ou autre chose ?
La prise de note sans la vitesse du rallye.... ce n'est vraiment pas évident. Comme nous n'avions jamais fait de rallye avant, le plus dur est le manque de pratique, tu passes et tu sens que tu pourrais passer mieux ou plus vite, tu voudrais refaire la spécial encore une fois, même après 150 Km de spéciales au moment où tu franchis la ligne tu voudrais recommencer!

18837008 1469530769756413 2560105087705883509 o

Objectif : la victoire pour la paire Vuistiner/Krummer

Dans le parc d'assistance, si l'on cherche Ismaël Vuistiner, il faut regarder en haut. Grand de par sa taille, il l'est aussi de par son talent. Au volant de petites groupe N par le passé, il a su se forger un pilotage affûté et a démontré cette année en Clio R3T Alps Trophy qu'il avait une carte à jouer. Avant de prendre le départ du Rallye International du Valais sur ses terres en compagnie de son amie Florine Kummer à ses côtés, la pression est grande. En devançant Olivier Coutrois, leur adversaire direct dans ce trophée, les valaisans pourront prendre la direction du Rallye Monte-Carlo 2018 en Clio R3T, la dotation finale promise au vainqueur. Avant le départ prévu dans moins d'une semaine, Florine Kummer a gentiment répondu à nos questions.

Comment est-ce que vous vous sentez à quelques jours du départ du Rallye International du Valais, votre rallye à domicile ? 
On se sent assez bien, on a eu le temps de digérer notre erreur du Mont-Blanc et on est heureux de pouvoir terminer la saison à domicile. On a eu un stress supplémentaire la semaine dernière car à la suite d’une violente sortie de route Chazel Technologies ne sont pas en mesure de réparer notre voiture à temps. Ils nous ont rapidement mis en contact avec un autre loueur et on est heureux d’avoir trouvé un véhicule à temps.

Ce rallye aura une saveur particulière car il signifie éventuellement un titre de Champion pour vous et le Monte-Carlo 2018 avec cette Clio R3T grâce à Renault Suisse et ses partenaires. Est-ce que ce n’est pas une pression supplémentaire ?
Bien évidemment, la pression est bien présente mais tout aussi présente que notre enthousiasme. On s’est bien préparé pour ce rallye est on a vraiment envie de prendre un maximum de plaisir.

Après plusieurs rallyes avec cette Clio R3T, on a pu voir que vous la preniez relativement bien en main, avec même une victoire sur les routes hyper rapides de la Côte Chalonnaise. C’est une arme redoutable selon vous ?
Il est vrai que c’est une excellente voiture. On prend beaucoup de plaisir à son bord. Elle est puissante et à énormément de couple (ce qui est tout de même plus agréable sur le sec). En regardant les résultats que peuvent faire des pilotes comme Florian Bernardi ou Manu Guigou au Rallye du Mont-Blanc, on est certain de pouvoir apprendre encore beaucoup de choses à son bord.

L’adversité semble importante avec notamment Aurélien Devanthéry, champion junior en titre, et réputé comme très rapide sur ses routes. Comment allez-vous gérer cette pression ?
Nous devons surtout nous concentrer sur les résultats d’Olivier, car si nous voulons avoir une chance de remporter la coupe et la dotation finale on doit à tout prix finir devant lui. C’est sûr qu’Aurélien va rouler fort comme d’autres participants du Clio Alps Trophy mais il nous faudra vraiment rouler intelligemment.

Est-ce que le titre et le Monte-Carlo en 2018 était un objectif pour vous en début de saison ? Si ce n’était pas le cas, c’est la cerise sur le gâteau après plusieurs années d’intenses bagarres ?
En début de saison on n’osait pas vraiment y penser. C’est sûr que l’objectif était de participer à toutes les manches de la coupe mais vu le budget qu’il nous fallait obtenir, on avançait vraiment de rallye en rallye.
Après 5 ans de participation au Rallye du Chablais et au Rallye International du Valais au volant de divers Groupe N, nous avons réussi à réunir le budget pour participer au Championnat Suisse Rallye Junior l’an passé et au Clio R3T Alps Trophy cette année. Le titre et le Monte-Carlo serait un bel accomplissement personnel mais aussi une façon de rendre hommage à nos familles, amis et sponsors qui nous ont fait confiance et soutenu durant toutes ses années. Maintenant c’est à nous de tout donner au Rallye International du Valais car pour l’instant ce n’est pas nous qui allons au Monte-Carlo mais on va tout faire pour y arriver.

14615731 351265158541619 8627792304559192735 o
Copyright : http://photos.torti.ch