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Une Skoda Fabia R5 pour Mike Coppens cette saison !

Le valaisan le dit sans nulle peine. "Je pense au rallye à longueur de journée. Matin, midi, soir, le rallye me hante." Véritable fan inconsidéré de la discipline, Mike Coppens sera au départ de la prochaine saison avec une nouvelle arme entre les mains, la Skoda Fabia R5 du team italien Metior. "C'est un team relativement récent que je connais puisque c'est une personne avec qui l'on collaborait chez D-Max qui s'est lancé dans l'aventure de la location de voiture. Il m'a fait une offre que je n'ai pu refuser et c'est donc au volant de cette voiture que je prendre le départ de la prochaine saison" explique celui qui rêve de faire un championnat complet. "Je ne l'ai encore jamais fait, mais on va tout faire pour y arriver cette année. De sûr, je serai au départ du Gier, du Crité, du Chablais et du Valais" complète Mike qui n'attend qu'une chose : le 6 mars prochain. "Ce jour-là, je ferai une séance d'essais avec la voiture. J'attends que ça, pouvoir me rasseoir dans le baquet" nous dit, surexcité notre interlocuteur. "Je sais comme je suis. Je suis un éternel insatisfait. Quand j'étais petit, j'aurai jamais imaginé pouvoir être au départ d'un rallye avec une voiture de tête. Maintenant, c'est le cas et je suis plus qu'heureux, mais j'aimerai toujours faire mieux, et plus. Un jour j'aimerai donc faire une saison complète... on verra si c'est cette année."

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Photo, Metiorsport.it

Car le bagnard a imaginé, au lieu de prendre le départ en R5, de se lancer dans le Clio R3T Alps Trophy. "J'ai toujours aimé rouler dans le cadre de trophée du genre, avec tous les pilotes qui ont la même voiture, mais je dois, avant cela, avoir des réponses à mes questions." Des questions qui taraudent l'esprit de notre interlocuteur et qui lui ont fait choisir cette année encore la catégorie reine. "Aujourd'hui, je veux savoir si j'arrive ou non à me battre avec les meilleurs en ayant tout réuni autour de moi. Tant que je n'ai pas les réponses à mes questions, je continuerai. Et c'est pour cette raison que je souhaite prendre part à l'entièreté de la saison." Mais Mike est catégorique. En changeant de voiture et de team cette année, il ne met en aucun cas en doute la DS3 de l'an dernier, ni le team D-Max qui l'exploitait. "Quand on voit les performances de certains pilotes en Belgique ou en France avec cette voiture, on peut dire clairement qu'elle marche fort. Je ne trouve pas d'excuses à travers la voiture, ce n'est pas mon genre. Je veux simplement voir si en changeant d'univers, j'arrive mieux à atteindre mes objectifs." Un objectif clair, net et précis qui ne le se cache pas. "Je vise la victoire, soyons honnêtes. Si avec tous les moyens mis en place, je n'arrive pas à atteindre cette victoire, je m'arrêterai." Complètement ? Le fan inconditionnel de rallye qui lâche les gants et le casque ? "C'est une éventualité parmi d'autres. Je pourrai par exemple aussi partir sur l'idée du trophée Clio qui me plait passablement, mais seulement après avoir ôté les doutes qui me hantent." C'est pour cette raison que l'idée du Clio R3T Alps Trophy est momentanément abandonné pour Mike Coppens qui tentera donc, sur les routes du Gier en tout cas, de se mêler à la lutte avec Sébastien Carron, Ivan Ballinari et Cédric Althaus, tous trois annoncés au départ de l'épreuve. "Mais je dois dire que ce n'est pas un rallye qui me plait particulièrement. C'est dur à expliquer mais je ne suis pas vraiment à l'aise. Je préfère le sinueux et le technique. Là-bas, ces grandes routes et ces vitesses élevées ne me permettent pas de me sentir aussi à l'aise que sur d'autres épreuves." C'est pour cette raison que Mike compte sur l'expérience avérée de Renaud Jamoul pour le seconder sur cette première manche du championnat. "Renaud a l'expérience nécessaire pour m'aider. Il va m'apporter un confort supplémentaire et une sécurité qu'il dégage de par sa connaissance éprouvée du siège de copilote, mais aussi de la Skoda Fabia qu'il a connu avec Quentin Gilbert." Mais Christophe Roux ne sera pas en reste puisque Mike confirme sa présence sur d'autres manches du championnat, le baquet de droite étant partagé entre ces deux hommes au gré des rallyes. Prochaine échéance donc pour le valaisan, le 6 mars prochain qui permettra à Mike de prendre connaissance de sa bête de course puis le rendez-vous est donné sur les routes du Pays du Gier mi-mars afin de se mêler à la lutte avec cette Skoda Fabia R5.

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Photo, Sacha Colliard

Steve Balet en rallye. "C'est parti d'un délire à Noël avec ma belle-mère !"

Quand son père est copilote en rallye depuis de nombreuses années, il est difficile de résister à s'y intéresser. C'est ce qu'a vécu Steve Balet, fils d'un certain Gilbert plus connu sous le pseudonyme de Gibus, et qui, à 25 ans, a débuté sa carrière de pilote lors du Rallye du Mont-Blanc 2016. Le jeune homme, grand fan de sport, de musique et de sorties en tous genres a connu l'amour pour le rallye dès son plus jeune âge. "C'est un rêve de gosse ce sport. Tout a commencé en 1999 quand on passait nos vacances en Corse chez des amis. C'était pile pendant le Tour de Corse et je me rappelle avoir vu passer Colin McRae, Carlos Sainz et les autres sur le routier. Ils étaient au ralenti mais ils faisaient quand même briller les yeux de tout le monde au bord de la route. Il y avait quelque chose de magique" explique Steve qui a gardé de son souvenir corse des images indélébiles, gravé dans sa mémoire.

18891767 728275680712664 5699155685416106843 oPhoto, Sacha Colliard

Après avoir acheté sa première voiture de rallye, une Peugeot 106 groupe A, Steve se lance dans la grande aventure avec un morceau de choix, le Rallye du Mont-Blanc. "Ca reste le plus beau rallye auquel j'ai participé jusqu'à maintenant" entonne Steve, tout sourire au moment d'y repenser. "C'est comme si c'était hier!" rigole-t-il. "Dès la première spéciale, j'ai rapidement été mis dans le bain... deux têtes-à-queue, un retour à l'assistance avec le pot qui traîne par terre. Mais malgré cela, à la fin de la première journée, on était bien placé et on a pris beaucoup de plaisir. Mais le lendemain... ça a été vite réglé. Une interruption de course de deux heures en plein soleil, un peu de goudron noir, des bosses et hop... dans les cailloux. Heureusement qu'il y avait du beau monde dans ce "trou", ça a aidé à digérer la pilule" sourit notre interlocuteur qui revient sur les raisons qui l'ont amené à s'asseoir dans le baquet de gauche. "C'est parti d'un délire à Noël avec ma belle-mère mais ça faisait déjà un moment que ça me trottait dans la tête. J'attendais juste le bon moment pour me lancer. Forcément, quand tu vas regarder rouler ton père au fils des années, ça te donne des idées. Et il a tout de suite été là pour me soutenir dans l'aventure. En principe, il est du genre à te pousser à mettre la 5 dedans plutôt que le contraire" sourit Steve qui est très heureux de pouvoir compter sur son père à ses côtés. "On se connait par coeur et c'est une belle occasion de passer du temps ensemble. En plus, avec le bagage qu'il a, c'était la personne idéale pour me lancer dans le bain et en plus il ne gueule pas. Sauf s'il a mangé vraiment trop piquant." Eclat de rire de notre interlocuteur. Mais si l'on revient sur son début de carrière avec ses quatre rallyes pour une seule arrivée, Steve réagit et nous le dit sans détour. "Ca a été plutôt chaotique jusqu'à maintenant. Mais bon... mis à part la poisse et la casse, je résumerais mon parcours par des rencontres extra et des sensations qui le sont encore plus, que j'ai uniquement vécues dans ce sport. Tu peux passer du rire aux larmes en si peu de temps... c'est fou!"

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Quant à la saison prochaine, Steve y envisage deux, voire trois rallyes uniquement. "On va commencer par le Pays du Gier pour se remettre dans le bain et ensuite on sera au départ du Rallye International du Valais qui s'annonce vraiment sympa cette année. Entre deux, on va regarder pour faire un troisième qui reste encore à définir mais qui servira de mise en jambe pour le Valais donc plutôt en fin d'année." Quant à la voiture entre les mains de Steve, ce sera toujours cette 106. "Elle est géniale cette bagnole, d'ailleurs je connais pas grand-monde qui a roulé en 106 et qui n'a pas apprécié. Le châssis et les sensations de conduite sont formidables. Après, ça reste une voiture qui a 20 ans, qui manque un poil de puissance et de stabilité mais pour commencer, c'est l'idéal." Quant à l'objectif principal de cette saison, il est simple. "Finir tous les rallyes sans pépins. Le reste, ce sera du bonus" termine Steve que l'on verra donc en piste dans moins d'un mois en France voisine.

[JUNIOR] Le duo féminin de Lavey repart pour un tour en 2018

Le Championnat Suisse Rallye Junior s'annonce plutôt étoffé cette année avec plusieurs équipages qui ont déjà annoncé leur participation à la compétition. Parmi ceux-ci, un équipage féminin, celui composé d'Audrey Dauphin et Santana Chesaux. Les demoiselles ont parcouru quatre rallyes l'an dernier et la satisfaction est au rendez-vous à l'heure de faire un léger retour en arrière. "Je me sens très satisfaite du chemin parcours l'an dernier. J'ai encore beaucoup à apprendre mais je suis quand même fier de nous, pour une première, c'est déjà pas mal" exprime Audrey, la pilote de l'équipage à la Twingo R1 bleu et rose. "Avant de prendre part à la première compétition, je me faisais une image du rallye et je peux dire désormasi que c'est mille fois mieux que ce que j'imaginais. La sensation de piloter est fantastique. Les gens autour, l'ambiance du rallye... tout est génial" clame, tout sourire, notre interlocutrice. Mais néanmoins, quand on roule en R1, on roule parfois un peu dans l'ombre des meilleurs du R2, ce qui ne dérange pas la pilote. "On roule avec nos moyens et notre toute petite expérience en rallye, sans se comparer aux autres. On veut surtout apprendre, c'est pourquoi nous avons choisi le Junior." Car oui, ce Championnat réservé aux moins de 28 ans est une fantastique école du rallye. L'encadrement proposé par l'organisateur et promoteur permet aux jeunes d'éclore et de démontrer tout l'étal de leur talent. L'an dernier, les deux demoiselles ont terminé 7ème de la compétition sur les 11 équipages inscrits. Mais ça n'a pas été toujours simple, surtout au début pour la navigatrice du duo, Santana. "C'était vraiment une grande découverte. J'ai enfin pu voir le rallye de l'intérieur et plus uniquement sur le bord des routes. C'était des moments incroyables et forts en émotion, mais pas toujours évident au début car avec les pointages, le roadbook, les notes... il ne faut absoluement pas se tromper et ça met une petite pression, surtout pour les premières épreuves" explique la demoiselle de droite avant de renchérir. "Mais une fois vraiment dans le bain, j'ai pu savourer les courses d'une autre manière, avec beaucoup moins de stress et plus de plaisir." Santana qui n'écarte pas la possibilité de prendre une fois le volant. "Le siège de gauche m'attire tout particulièrement malgré que j'aime le rôle de copilote. En 2018, en parallèle de la saison de rallye, je prévois de me lancer en circuit et très certainement en slalom. Pour la suite, on verra ce que l'avenir me réserve" termine, philosophe, la demoiselle de Lavey.
Les deux demoiselles organisent un souper de soutien le 3 mars prochain à la Salle Polyvalente de Lavey. Le souper s'annonce d'ores et déjà succulent avec un coeur de filet de boeuf en plat principal précédé d'une terrine/salade et suivi d'un tiramisu, le tout accompagné d'une animation musicale signée DJ Degis. Le souper est fixé à 90.- CHF et les inscriptions se font auprès des deux demoiselles directement, soit chez Audrey (079 772 57 89) ou auprès de Santana (079 728 58 59). Les demoiselles comptent sur votre soutien.

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Découvrez le rôle de copilote à l'échelle 1:1 le 10 mars prochain!

A eux huit réunis, ils ont plus de 260 rallyes à leur actif. Eux, ce sont les responsables du Cours de Navigateurs et les instructeurs de cette volée 2018 qui mettent les petits plats dans les grands pour offrir un cours de qualité et à la pointe des dernières nouveautés en matière de rallye. "Le support de cours et la présentation à l'écran sont remis à jour chaque année afin d'offrir le meilleur qui puisse y avoir en termes d'explications pour ce sport que nous apprécions tout particulièrement" explique Gaëtan Lathion, le chef de file de ce cours où de nombreux navigateurs ont donc répondu présent afin de transmettre leur savoir. Sarah Buchard, copilote en Junior aux côtés de Victor Darbellay - Sandra Arlettaz, copilote aux deux titres de championne suisse - Steve Niederhauser, très souvent vu aux côtés de Michel Nicollier en Clio R3 - Mathieu Wyttenbach, participant au dernier Rallye International du Valais et actuellement en projet de tester le baquet de gauche en 2018 - Michael Volluz, ancien champion suisse junior et participant au Clio R3T Alps Trophy l'an dernier et Gibus Balet, copilote aux plusieurs dizaines de rallyes depuis le début des années 2000, seront donc les instructeur et donneront les cours pour cette prochaine volée du Cours de Navigateurs qui aura lieu le samedi 10 mars à Gollion, dans le canton de Vaud. "L'équipe est motivée et soudée. Nous sommes extrêmement fiers d'avoir pu monter un team aussi performant pour transmettre le savoir. C'est un point-clé du succès de ce cours que de pouvoir compter sur des personnes expérimentées, ce qui est clairement le cas avec les personnes évoquées juste avant" complète fièrement celui qui tiendra le rôle de directeur du cours, même si le titre ne lui plait pas. "On n'est pas là pour des titres, mais pour transmettre le savoir et notre passion du monde du rallye" entonne Gatchon comme on l'appelle dans le milieu. "Ce cours est vraiment ouvert à tous. Du passionné amoureux de rallye qui va tout bientôt débuter à celui qui souhaite uniquement découvrir l'envers du décor, il n'y a pas de limites. Et j'insiste vraiment sur le fait que ce cours, même s'il n'est pas obligatoire, est fortement conseillé par bon nombre de copilotes mais aussi pilotes qui l'ont suivi. C'est un bagage très important qui vous sera fourni durant cette journée de cours." Une journée qui s'articule autour de la théorie le matin, disséquée par les instructeurs suivi d'un cours grandeur nature avec un exerice à l'échelle 1:1 l'après-midi. Vous devrez pointer à la sortie du parc de départ, prendrez place dans une voiture puis ferez un parcours grâce au roadbook et au carnet de contrôle qui vous seront mis à disposition. "Autant le roadbook que le carnet de contrôle sont difficiles à maitriser pour un novice total, mais le cours du matin ainsi que le polycopié qui vous sera fourni permettront de s'imprégner de toutes ces données quelque peu techniques" détaille Gaëtan qui se réjouit d'ores et déjà avec tout le reste du team de vous retrouver le samedi 10 mars prochain à Gollion pour l'édition 2018 du Cours de Navigateurs ASN. Toutes les infos et les inscriptions sont disponibles sur la page spéciale de ce site.

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Saison restreinte pour Jérémie Toedtli en 2018

Le jeune neuchâtelois a impressionné de par ses résultats quasi instantané en R5. Au volant de la Skoda Fabia, il réussissait en 2016 à se hisser au troisième rang du Rallye International du Valais alors qu'il n'avait encore jamais conduit de 4x4 de sa carrière. Après un passage également par la 208 Rally Cup en France où le niveau était extrêmement élevé et par la case Mondial l'an dernier avec notamment une 12ème place du Tour de Corse WRC alors qu'il découvrait l'épreuve au volant de sa Fabia, le jeune Toedtli est contraint à une pause forcée en 2018, en tout cas en ce début d'année. "J'ai débuté mon service à l'école de recrue militaire après l'avoir repoussé à de nombreuses reprises pour me consacrer à mes études. A l'heure où je vous parle, je suis coincé à la Caserne de Thoune et ce, depuis le 15 janvier. Ceci compromet bien sûr ma saison de rallye puisque je suis sensé finir cette école de recrue le 15 mai. Néanmoins, j'aimerai tout de même mettre sur pied un petit programme avec une ou deux courses, à savoir le Rallye du Chablais et le Rallye International du Valais si j'arrive à réunir le budget nécessaire" explique le neuchâtelois par voie de communiqué. A l'occasion du dernier Rallye International du Valais, Jérémie avait fini quatrième de l'épreuve après avoir reçu deux pénalités lourdes de conséquence alors qu'il pointait au deuxième rang de l'épreuve, non loin du vainqueur final Giandomenico Basso.

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Ballinari au départ du Gier avec option sur le Championnat

Ivan Ballinari a remporté l'an dernier le titre honorifique de vice-champion suisse des rallyes. Toujours en quête d'un premier titre dans la catégorie reine, le tessinois ne démord pas et espère que cette nouvelle saison sera synonyme pour lui d'un titre qui n'a jamais encore traversé les Alpes côté italophone de la Suisse. Néanmoins, le budget reste un point essentiel de l'équation et à l'heure qu'il est, Ivan Ballinari que nous avons interrogé, nous informe que le budget n'est pas encore finalisé pour la saison. "Néanmoins, je serai au départ du Rallye du Pays du Gier avec l'équipe de Roger Tuning." Equipe avec laquelle le latin avait remporté le Rally del Ticino l'an dernier face à Sébastien Carron. "On cherche le budget pour la saison mais aujourd'hui on n'y est pas encore arrivé" complète Bally. Quant à l'arme entre ses mains, il hésite encore. "On aimerait bien essayer la Skoda Fabia d'Olivier Burri (qui est intégrée au team Roger Tuning, ndlr) qui pourrait nous aider à atteindre de belles places, mais d'un autre côté, la Fiesta commence à être bien connue... Le choix est difficile" explique le tessinois qui informe tout de même que de futurs tests sont prévus avec cette fameuse Fabia R5 qui a emmené Olivier Burri au 12ème rang final du Monte-Carlo WRC. "On prendra une décision à l'issue de ces tests. Travaillant chez AMAG, l'importateur des marques du groupe VW, j'aimerai beaucoup avoir une voiture appartenant à ce groupe. Ca reste un objectif pour nous de rouler avec une de ces voitures-là" termine Ivan Ballinari qui sera donc au départ du Pays du Gier dans tout juste un mois, un rallye qui lui plait plutôt particulièrement bien puisqu'il l'a déjà remporté à trois reprises, la dernière fois en 2014.

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Photo, Olivier Wintenberger

Le Critérium Jurassien recherche un/e responsable matériel

Le Critérium Jurassien souhaite agrandir son équipe d'organisation et est à la recherche à cette occasion d'un/e responsable matériel pour l'édition 2018 et les suivantes. Les tâches à effectuer sont simples et ne génèrent pas un travail excessif selon leur page officielle Facebook. Le responsable devra s'occuper de l'inventaire, de la commande de matériel avant le rallye, de distribuer et de s'occuper du retour du matériel durant le week-end du rallye qui aura lieu les 13 et 14 avril en cette année 2018. Le matériel en question correspond au matériel des commissaires et de montage d'une épreuve spéciale comme les piquets, le balisage, les panneaux de poste, les zones public et le matériel s'y rapportant comme les masses, les balais, etc. Toutes personnes intéressées peuvent prendre contact avec le président du comité, Gérald Frésard à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Nous vous rappelons que l'organisation du Critérium Jurassien est également à la recherche de commissaires pour son édition 2018. Toutes les informations à ce sujet sur notre article sur les premières infos du Critérium Jurassien.

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Les premières infos concernant le Critérium Jurassien 2018

L'organisateur du Critérium Jurassien communique aujourd'hui son règlement particulier et quelques informations concernant la prochaine édition du Crité' qui aura lieu les 13 et 14 avril avec pour centre névralgique, la ville de Saignelégier. Le découpage du rallye reste sensiblement le même que l'an dernier avec un départ le vendredi soir à 18h00 et un retour aux affaires le lendemain matin dès 6h30. Il faudra se lever tôt pour admirer les bolides des différentes catégories dont le Slowlysideways qui sera à nouveau de la partie en tant que démonstration. Les VHC et le moderne suivront le peloton de ce 41ème Critérium Jurassien sur un parcours d'environ 180 kilomètres, c'est une vingtaine de kilomètres en moins que l'an dernier pour un total de 11 spéciales contre 13 l'an dernier. Une réduction de la voilure qui permettra autant à l'organisation qu'aux équipages de souffler financièrement. A noter que le shakedown organisé l'an dernier dans la région de Goumois sera à nouveau d'actualité, mais avec un nouvel horaire légèrement décalé, soit de 10h00 à 16h00 avec une inscription obligatoire pour les pilotes intéressés, moyennant une finance de 100 francs selon le règlement particulier à découvrir sur le site du rallye.
Afin de mener à bien cette organisation, de nombreux commissaires sont activement recherchés pour assurer la sécurité, un point crucial de chaque rallye. Cette année, Francis Gassmann reprend le flambeau pour le dicastère des commissaires avec un défraiment de Fr. 20.00 pour chaque épreuve spéciale couverte en tant que personnel de sécurité. A noter que des rocades sont envisageables pour couvrir les postes de la super-spéciale le samedi. Les personnes acceptant cette rocade recevront un montant de Fr. 20.00. En plus, grâce à un partenaire du Critérium Jurassien, une montre d'une valeur de Fr. 200.00 sera remise à un commissaire tiré au sort à la fin de l'épreuve.
Les inscriptions pour l'épreuve débuteront le 26 février sur le site www.criterium-jurassien.ch.

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Pas de Championnat Suisse pour Michael Burri

C'est au volant d'une Ford Fiesta R5 que Michaël Burri s'est illustré la saison dernière. Vite à l'aise avec cette voiture qu'il découvrait en novembre 2016 lors d'une ronde en Italie, Michael a, à chaque manche réalisée, terminé dans le top 5 helvétique, s'offrant même la meilleure place de cette catégorie honorifique lors du Rallye International du Valais en octobre dernier puisqu'il finissait troisième, juste derrière Giandomenico Basso et Brend Casier. A l'issue de cette épreuve, le pilote de tout juste 30 ans nous confiait qu'il ne sera très certainement que peu présent cette année en raison notamment du mariage prévu avec sa douce moitié, Laetitia. Néanmoins, son copilote Anderson Levratti nous parlait d'une possibilité de saison en Suisse en 2018 lors de son interview pré-Monte-Carlo qu'il a disputé avec le père de Michaël. Finalement, cette information est démentie par le principal intéressé. "C'est vrai qu'avec Anderson on avait le projet de s'aligner sur les trois premières manches du Championnat. Mais plusieurs projets avec des sponsors n'ont rien donné, donc on va essayer de venir au Critérium Jurassien et au Rallye International du Valais mais pour le moment le budget nous fait vraiment défaut. Donc j'espère un quasi miracle pour pouvoir être au départ du Critérium, malheureusement" explique, un brin dépité, notre interlocuteur. Quant à la voiture qui pourrait être son arme cette saison, Michael est d'avis que la Ford serait le meilleur choix, mais cette dernière a été vendue durant l'intersaison au profit d'une Skoda Fabia R5 que l'on a déjà vu aux mains du père, Olivier, lors du Monte-Carlo. "Je préfèrerai rouler une Ford car je n'ai pas la possibilité de faire de tests avec la Skoda afin de me mettre à l'aise avec cette voiture. La Fiesta, je commence à la comprendre. Mais on verra..." Wait and see comme on dit dans le jargon.

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[JUNIOR] Montée en puissance pour S. Althaus et L. Zbinden

C'est un Sacha Althaus heureux, mais un brin stressé que l'on retrouve en ce début d'année, et pour cause. Son projet de nouvelle voiture de rallye n'est pas aussi avancé que les meilleurs statisticiens auraient pu l'espérer. A l'heure où ces lignes sont écrites, la coque vient d'arriver à l'atelier du jeune bernois. Quelle coque ? Celle de leur arme pour la saison 2018, une Peugeot 208 R2. Le choix est le plus logique actuellement dans le cadre du Championnat Suisse Rallye Junior auquel Sacha va participer cette saison. "Tout le plateau du Junior roule en R2. Et rouler en R2 est très plaisant... ça me permettra de retrouver la boite séquentielle." Retrouver ? Oui, car le fils d'un certain Nicolas a déjà tenté l'expérience lors du Rallye Vosgien l'an dernier au volant d'une Fiesta R2, une expérience hélas écourtée suite à une sortie de route. "Cette Fiesta est une voiture qui a pas mal d'années maintenant. Pour apprendre, c'est une voiture top et meilleur marché que la 208, mais en termes de performances, elle est en dessous et le but est d'avoir la même voiture que les autres. Ca me permettra également d'apprendre les réglages d'une R2 de cette manière" complète le jeune Sacha qui tire un bilan peu enjoué de sa saison dernière. "Il est très mitigé pour moi. D'un côté j'ai été très rapide dès le début sur le sec et les portions propres. Par contre, mon manque d'expérience au Gier nous a été fatal. Depuis là, nous sommes repartis sur un rythme en-dessous et on a pu faire des kilomètres et reprendre confiance en gagnant tout de même à trois reprises! Mais en fin de saison, deux grosses sorties de routes m'ont fait perdre à nouveau toute confiance" explique Sacha qui pourra s'appuyer sur les solides expériences de son père et son cousin afin de travailler au mieux pour 2018. "Ils seront d'une grande aide pour les réglages de la voiture... réglage que nous n'avions pas sur la DS3 R1..." Une DS3 R1 qui continuera de rouler en Suisse au volant d'un nouveau pilote jurassien, également fils de rallyman que nous nous ferons un plaisir de vous présenter sous peu sur inforallye.ch. Mais revenons à nos moutons, où plutôt à notre 208 que Sacha roulera cette saison, avec mademoiselle Zbinden à ses côtés ? "Oui, Lisiane repart avec moi pour cette saison 2018 et j'en suis très content car d'une part son travail est irréprochable et la confiance entre nous n'a fait que grandir tout au long de la saison malgré nos accidents et nos moments de doute" explique le pilote, très heureux de pouvoir compter sur Lisiane à ses côtés. Avec quels objectifs ? "Honnêtement, je pars pour apprendre et être moins fougueux que l'an dernier. Au niveau des résultats, cela dépendra du plateau mais mon but est de progresser tout au long de l'année, en Championnat Suisse Rallye Junior que je réaliserai en fonction du budget." Un budget que vous pouvez aider à compléter à l'occasion du souper de soutien du duo qui aura lieu le samedi 24 mars à la Sociét'Halle de Moutier. Le soutien est fixé à 60.- CHF avec souper, animation, simulateur, DJ en fin de soirée et une fameuse tombola où de nombreux prix vous attendent. Les inscriptions sont possibles jusqu'au 1er mars chez Sacha (078 696 60 89) ou Lisiane (079 220 73 28).

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Le duo Sacha Althaus / Lisiane Zbinden devant leur futur bolide qui devrait être prêt pour le Rallye du Pays du Gier

Cédric Althaus en Fiesta R5 au départ de la saison 2018

Dans un peu plus d'un mois débutera la saison 2018 du Championnat Suisse des Rallyes. A l'heure actuelle, peu de prétendants aux premières places ont dévoilé leur candidature. Si Sébastien Carron confiait sur inforallye.ch qu'il sera au départ du Rallye du Pays du Gier, laissant encore planer le doute sur la suite de la saison, il en est tout autre pour Cédric Althaus qui a annoncé sur sa page Facebook sa participation au Championnat Suisse au volant d'une Ford Fiesta R5 du team Balbosca. Un changement de team et de voiture que Cédric nous explique sans détour. "Chazel, avec qui nous avons roulé l'an dernier, est un team très compétent et avec qui nous avons eu d'excellentes relations. Parfois, il faut tout de même reculer pour mieux sauter. Après une saison en demi-teinte au vu des résultats, il nous fallait un coup de boost pour relancer l'aventure en Championnat Suisse des Rallyes. Balbosca est un team réputé, le nombre de victoires en Suisse est impressionnant et la fiabilité de leurs voitures n'est plus à démontrer. Ca fait quelques années que je voulais rouler avec Luigi (Balbo) et son équipe. Ca s'est présenté cette année et on se réjouit forcément de ce nouveau partenariat" explique notre interlocuteur qui sait ce que représente une saison en R5. "Ca coûte cher, même très cher. Je ne pense pas que je pourrai continuer à faire des saisons complètes durant de nombreuses années. J'estime que c'est une chance inouïe d'avoir atteint ce niveau. Quand j'étais gamin, je me disais toujours que je voulais une fois rouler en WRC. Et puis quand les saisons ont vraiment débuté, on se rend vite compte de combien ça coûte d'être au départ d'une épreuve, peu importe la monture. Désormais, en atteignant le niveau du R5 et en pouvant boucler le budget d'une saison, c'est déjà une grande victoire. Rien que pour ça, j'estime qu'on a réussi en sport automobile." Sans trahir de secret, le montant d'une saison avec une voiture de ce type dépasse allègrement les 100'000 francs. Et le garçon de Moudon nous glisse à l'oreille que quasiment l'entier du budget est d'ores et déjà réuni. "On a le budget pour se présenter au départ de l'entier de la saison, hormis le Rallye International du Valais. Mais nous y serons, c'est une certitude car ce rallye est très important pour notre visibilité" explique celui qui cravache tout au long de l'intersaison pour trouver les partenaires nécessaires à l'élaboration de sa saison complète. La prochaine étape pour Cédric ? Ce sera de prendre part à une séance d'essais. "Ce sera au début mars. Actuellement, je me suis seulement assis dans cette Fiesta, je n'ai même pas mis le contact" rigole-t-il. "Mais c'est sur que j'en rêve jour et nuit et que je me réjouis de faire les premiers kilomètres avec, même si j'ai encore la tête ailleurs avec le job qui me prend passablement de temps." Celui qui partagera une nouvelle fois l'habitacle de sa voiture avec sa moitié, Jessica Bayard, aura à coeur de tenter de se faire une place dans les meilleurs pilotes de Suisse en 2018. "L'an dernier, la voiture nous a passablement joué de tours, ce qui ne nous a pas permis de jouer les avant-postes. Mais je sais également qu'avec le niveau de ceux qui roulent devant, il aurait été impensable de jouer la gagne dès notre première saison en R5. Maintenant qu'on a appris le comportement d'une 4x4 turbo, qui change beaucoup de la 4x4 tout court qu'on avait roulé par le passé, on va continuer sur cette voie et faire au mieux pour cette saison 2018. On se réjouit!" termine Cédric qui organisera le samedi 21 avril le souper de soutien de l'Althaus Rally Team. Plus d'infos sur leur page Facebook officielle ou par téléphone chez le principal intéressé, le 078 652 61 20.

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Photo, NewPhotoGost

Les suisses à la Ronde du Jura, sans neige ... sur la route

Alors que le Championnat du Monde des Rallyes faisait halte dans la région de Monaco et Gap pour le Rallye Monte-Carlo, d'autres épreuves étaient prévues à travers l'Europe, à commencer par la Ronde du Jura, épreuve non loin de la Suisse et qui a souvent offert un spectacle haletant au vu des conditions hivernales de cette épreuve. Cette année, le rallye neige s'est transformé en rallye "terre" tant les conditions étaient délicates et la boue amassée aux bords des routes a vite transformé l'épreuve en spéciale "survie" par endroits. Parmi les 96 équipages engagés, deux sont helvétiques. Olivier Ramel, accompagné de Jacques-Victor Bodenmann, ont étrenné leur Peugeot 106 groupe A alors que Fabien Sippel, avec le français Alexis Josserand à ses côtés, a sorti l'Honda Integra groupe A de son atelier. A l'issue de l'épreuve, le vaudois a terminé 24ème de l'épreuve et 2ème de classe. "Le premier objectif était de rallier l'arrivée, de s'éclater et découvrir ce nouveau pilotage" explique Fabien qui aurait malgré tout espérer plus de neige et moins de boue. "Je suis un peu déçu qu'il n'y ait pas eu de neige mais comme nous étions partis dans le but de nous faire plaisir, ce dernier a été atteint, grâce à ces conditions piégeuses" explique celui qui a choisi cette épreuve non loin de son domicile. "Mon copilote Alexis Josserand m'a été d'une très bonne aide tout au long de cette aventure et je l'en remercie. Nous avons passé d'excellents moments" complète Fabien qui aime toujours autant rouler avec sa Honda Integra. "C'est toujours plaisant, même s'il reste quelques soucis de santé aux poneys à résoudre" rigole notre interlocuteur qui nous annonce sa participation au Critérium Jurassien en avril prochain "s'il n'y a pas d'imprévus" explique-t-il. L'autre équipage helvétique engagé, Ramel/Bodenmann, terminent au 16ème rang final.

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Photo, MecaSport Photographer

[JUNIOR] Les frangins Piquerez à l'assaut du Junior

A 26 ans, Clément Piquerez est fier de son parcours. "Jusqu'à présent, j'ai participé à 15 rallyes" nous dit-il d'emblée. Le pilote de Moutier, baigné dans le monde du rallye dès sa plus tendre enfance - son papa a été directeur de course de St-Ursanne-Les Rangiers notamment - a franchi le pas en 2015. "C'était à l'occasion du Critérium Jurassien. Une expérience qui a continué comme ça durant trois ans avec désormais le titre de vainqueur de la Coupe Suisse des Rallyes lors de la dernière saison." Un titre acquis au volant d'une Peugeot 106, orange et bleue, qu'ils ont désormais troqué contre une Citroën C2 R2, véhicule qui leur permettra donc de changer de catégorie et d'entrer dans le Championnat Suisse Rallye Junior cette saison. Avec le départ de la Peugeot, c'est un pan de l'histoire rallystique de la famille Piquerez qui s'en va. "Bien sûr que je suis un peu triste de la voir partir, car c'est la voiture de nos débuts et une voiture qui a une histoire quand même... En à peine 4 mois, on l'a totalement reconstruite avec mon frère et des amis, après notre sortie de route du Critérium Jurassien en 2016." Lors de ce fait de course, c'était justement son frangin qui le secondait aux notes. "Adrien y est pour beaucoup dans la réussite de cette aventure. Entre être tenté de faire du rallye et réellement y prendre part, il y a un immense pas et sans lui, je ne sais pas si je l'aurai fait. Il m'a en tout cas poussé à me lancer et désormais... c'est un virus. Enfin, je dirai même que c'est une drogue. D'ailleurs, lors de notre première saison, on prévoyait de faire uniquement le Critérium et au final, on en a fait deux de plus" explique, encore tout heureux de ces aventures, notre interlocuteur. Sans oublier de préciser que l'attente est souvent longue. "Dès qu'un rallye est terminé, la première chose qu'on se dit c'est "A quand le prochain ?" rigole Clément qui aime se remémorer les rallyes qu'il a parcouru jusqu'à présent, tout en mettant en point d'orgue un souvenir marquant, celui du Rallye du Chablais en mai dernier. "Nous avions un très bon rythme en étant devant nos adversaires le vendredi et lors de la dernière spéciale du rallye, sous le déluge, nous avons réussi à faire le 16ème temps général, synoynme d'une 3ème place finale dans la catégorie nationale." Un moment qu'ils ne sont pas prêts d'oublier et auquel ils espèrent rajouter d'autres moments inoubliables lors de la prochaine saison qu'ils feront au volant de cette C2 R2 dans le cadre du Championnat Suisse Rallye Junior.

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Adrien (à gauche) et Clément Piquerez tenteront de faire parler la poudre au volant de cette Citroën C2 R2.

[CÔTÉ COPILOTE] "Après un rallye, j'ai su que je voulais y retourner"

Du haut de ses 27 ans, Jessica Bayard compte d'ores et déjà 34 rallyes à son actif qu'elle a effectué depuis 2012. Une carrière prolifique qui a pris un coup d'accélérateur au moment de son passage aux côtés de Cédric Althaus, devenu depuis son homme dans la vie. Le couple a écumé les rallyes helvétiques mais aussi d'autres manches à l'étranger, à l'image du Monte-Carlo WRC 2015 où les deux compères s'en étaient sortis brillamment avant de remporter l'année suivante le Clio R3T Alps Trophy. Durant cet intersaison, inforallye.ch part à la rencontre de plusieurs navigateurs afin de connaitre leur passion, leurs ambitions et ce qui se cache derrière cette passion du copilotage. Jessica Bayard nous a très gentiment accueilli pour nous en dire plus sur sa passion. "Ne venant pas d'une famille baignée dans le rallye, mais aimant les courses automobiles depuis toute petite, c'était pour moi un bon moyen d'entrer dans ce milieu. Il m'a d'ailleurs suffi d'un rallye pour savoir que je voulais y retourner." Une expérience qui restera gravée à jamais dans la mémoire de Jessica qui adore chaque départ de course, mais plus particulièrement quand c'est sa première participation à l'épreuve. "C'est une des choses que je préfère dans ce sport... me retrouver au départ d'un rallye qu'on fait pour la première fois." Une excitation, de l'adrénaline à bloc pour Jessica qui partage son quotidien avec Cédric et qui se retrouve donc parfois - à raison de six ou sept week-ends par année - dans le siège de droite de leur voiture de course. "Le rôle de copilote me plait tout particulièrement. Il y a des moments qui sont forts en émotion comme par exemple ne plus se souvenir de l'arrivée au départ d'une spéciale ou encore de dire ses notes au fil des kilomètres et d'être en symbiose parfaite avec son pilote."

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Photo, Sacha Colliard

Une symbiose qu'ils ont depuis longtemps. Ils avaient d'ailleurs terminé deuxième de leur catégorie RC4 lors de leur premier Monte-Carlo ensemble. Rien de moins que ça. "Mais comme partout, il y a quelques côtés négatifs. Le rôle du copilote est à mon sens très peu mis en valeur en comparaison du pilote. Il est responsable de nombreuses tâches et doit assumer des responsabilités lors d'un rallye" détaille Jess. Et c'est aussi pour cette raison qu'inforallye.ch vous propose tout au long de cette intersaison des reportages sur plusieurs copilotes du Championnat Suisse afin de s'immiscer dans le rôle du navigateur. Et inforallye.ch vous conseille également, si vous souhaitez bientôt franchir le pas du pilotage ou copilotage - voire tout simplement de découvrir l'envers du décor - de réaliser les Cours Navigateurs qui ont lieu chaque année en mars. En cette année 2018, ce cours aura lieu le 10 mars à Gollion (VD). Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur la page spéciale Cours Navigateurs de ce site.
Quant à la suite de la carrière de Jessica, elle l'a voit dans un premier temps dans le baquet de droite, mais pas que... Quand on lui demande si un jour elle prendra le volant, elle nous répond du tac au tac. "Clair que oui, avec Cédric à mes côtés." Verra-t-on bientôt la jeune demoiselle derrière le volant et Cédric derrière le cahier de notes ? Qui sait... En tout cas, en attendant cette échéance, les deux tourtereaux préparent activement leur saison 2018. Au moment de notre rencontre, Jessica restait vague quant à leur projet, eux qui n'avaient été que peu convaincus par la Peugeot 208 R5 qu'ils ont eu entre les mains en 2017. "Vous verrez par la suite" clamait-elle au moment de cet interview. Mais depuis quelques jours, les choses ont évolué du côté de l'Althaus Rally Team ART. Un sondage en ligne sur leur page Facebook demandait aux internautes, sous forme de quizz, de savoir quelle voiture allait être la leur pour la saison 2018. La Skoda Fabia R5 ou la Ford Fiesta R5 ? A l'heure du résultat, c'est la tchèque qui l'emporte avec 58% des suffrages face à la Fiesta, championne suisses des rallyes notamment avec Sébastien Carron. Est-ce que les internautes ont raison ? Nous en saurons davantage très prochainement... et inforallye.ch vous tiendra au courant de cet équipage qui pourra jouer les avant-postes lors de la prochaine saison qui débute, déjà, dans un mois et demi.

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Photo, Trusk, Dom Pix

Les vainqueurs du Clio R3T Alps Trophy : "C'était exceptionnel !"

Vainqueurs du Clio R3T Alps Trophy 2017, Ismaël Vuistiner – Florine Kummer se présentaient au départ du Rallye Monte-Carlo au volant de la Clio R3T de Renault Suisse en dotation de leur titre. Auteurs d’un probant début de course, le duo surprend les observateurs et réalise une excellente première nuit. La deuxième journée est de la même veine. Sur les routes exigeantes de l’épreuve mythique, Ismaël Vuistiner – Florine Kummer étonnent par leur capacité d’adaptation et leur excellente lecture de la route et des conditions de course. Sur un rythme soutenu, sans excès et d’une constance rare, ils traversent la deuxième étape avec brio pour clore la journée du vendredi au 27ème rang et leaders de leur catégorie.

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Photo, Aurélien Viallate Photography

Pendant la nuit la neige recouvre les spéciales du samedi et la course se durcit. Au petit matin, les conditions sont extrêmement mauvaises, les routes se transforment en piège de neige, boue et glace, le tout agrémenté d’un peu de brouillard. Les deux spéciales au programme ce samedi matin font de nombreuses victimes. Ismaël Vuistiner – Florine Kummer, chaussés de pneumatiques Michelin particulièrement performants, étonnent par leur gestion des conditions et leur capacité d’adaptation. Ils poursuivent sur leur rythme, évitent les nombreuses difficultés et, excepté une petite alerte, se sortent sans encombre de ces conditions. Ils progressent au classement général en ralliant l’assistance, après l’ES 10 à mi-journée, au 22ème rang, 4ème deux roues motrices et leaders de leur catégorie. La performance est au-delà des attentes mais l’équipage est lucide sur la complexité d’un deuxième passage dans ces deux spéciales. La route est bien plus dégradée que le matin et les conditions sont incroyablement difficiles au point que dans le 11ème chrono, qui sera fatal au duo, huit voitures sortent de route et sont contraintes à l’abandon dont l’équipage au volant de la Clio R3T de Renault Suisse !

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Photo, Aurélien Viallate Photography

« Nous sommes évidemment déçus de nous être faits piéger car nous avions adopté un bon rythme, sans excès et nous n’avions connu qu’une chaleur jusque-là » nous confie Ismaël Vuistiner. « Je savais que le Monte-Carlo était exigeant mais je ne me doutais pas à quel point. Le format championnat du monde est vraiment très éprouvant et très différent de ce que nous connaissons. L’expérience est riche d’enseignements, ce que nous avons pu acquérir sur les routes du Monte-Carlo, grâce à Renault Suisse, Renault Sport Racing, Michelin Motorsport, ETS Racing Fuels et l’ensemble des partenaires engagés pour permettre aux vainqueurs du Clio R3T Alps Trophy de participer à cette épreuve hors normes en dotation de la victoire dans le trophée, nous sera extrêmement précieux pour la suite. Nous aurions vraiment aimé terminer ce rallye pour eux car c’est une chance exceptionnelle qui nous est offerte. Florine et moi leur en sommes vraiment reconnaissants. Nous avons appris énormément durant cette semaine consacrée au Rallye Monte-Carlo dans de nombreux domaines. Nous avons également, une nouvelle fois, pu apprécier les qualités de la Clio R3T. Outre son niveau de performance élevé et son énorme potentiel, la Renault Clio R3T est d’une fiabilité exemplaire. Préparée avec le plus grand soin par l’équipe Chazel Technologie Course qui a été à nos côtés durant tout le rallye, notre Clio R3T n’a rencontré aucun souci, lors des assistances seules des vérifications et le changement de pneumatiques s’est opéré. Nous avons été très bien aidés dans les réglages par l’équipe et par les ingénieurs Renault Sport présents. Nous remercions toute l’équipe Chazel, les ingénieurs pour leur fantastique travail et leur enthousiasme ainsi que nos très précieux ouvreurs, Philippe Broussoux et Jessica Cornuz, de même que nos accompagnants pendant les reconnaissances. Au final nous sommes déçus de n’avoir pu terminer le rallye mais rentrons enrichis d’une solide expérience et des souvenirs pleins la tête. C’était exceptionnel ! » conclut Ismaël Vuistiner.

Désireux de succéder à Ismaël Vuistiner - Florine Kummer au volant de la Clio R3T de Renault Suisse lors du Rallye Monte-Carlo 2019 ? Tentez votre chance en participant au Clio R3T Alps Trophy 2018. Règlements et formulaires d'engagement sont disponibles sur le site www.clior3.com.